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Le plan "Textiles innovants" dévoile ses premiers projets

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L’Union des industriels du textile présentait ce mercredi 18 mars deux projets dans le cadre du plan "Textiles innovants". Un troisième autour des fibres biosourcées devrait suivre dans les prochaines semaines.

Le plan Textiles innovants dévoile ses premiers projets © Ceti

Le plan "Textiles innovants" commence à dévoiler ses premiers projets. Sans surprise, ils sont en ligne avec les priorités annoncées : le développement de fibres biosourcées et recyclables ; le numérique ; l’usine textile du futur. Ainsi, les deux premiers projets présentés ce mercredi 18 mars lors du colloque "textiles, cap sur le futur" organisé par l’Union des industriels du textile (UIT), font la part belle au numérique.

Le premier projet d’environ 3 millions d’euros associera le fabricant de vêtements de travail et d’image Mulliez-Flory (60 millions d’euros de chiffre d’affaires) au CETI (Centre européen des textiles innovant) et à Arkema autour du développement de textiles connectés, notamment pour le secteur des vêtements professionnels. "Il y a des développement possibles dans le domaine de la santé, du sport… Il y a beaucoup de choses à faire, il faut se précipiter !", justifie un représentant de la PME, qui vise à devenir un des leaders du domaine. 

Le fabricant imagine des développements de vêtements lumineux connectés permettant de mieux repérer des personnes, mais aussi des vêtements capables de refléter l’état de stress sur des chantiers, ou alors de surveiller l’état de veille, etc. Arkema, leader du marché des PVDF (fluorure de polyvinylidène ou difluorure de polyvinylidène), un polymère piézoélectrique qui devrait permettre à terme au vêtement connecté d’être indépendant énergétiquement. "Il faut également que ces vêtements tiennent à l’entretien selon les normes du secteur industriel, c’est-à-dire une moyenne de 50 lavages", indique-t-on chez Mulliez-Flory. Les propriétés numériques des vêtements doivent donc être incorporées au cœur de la fibre et non pas dans une couche superficielle du vêtement. Les premiers produits pourraient être commercialisés d’ici trois ou quatre ans.

Faciliter le prototypage

Un deuxième projet, toujours piloté par le CETI, associera le groupe Lectra (211 millions d’euros de chiffre d’affaires), numéro un mondial des logiciels et équipements de CFAO pour le secteur des textiles comme l’habillement mais aussi les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de l’ameublement, et l’enseigne L’Herbe Rouge. Il est axé sur l’ingénierie et le bureau d’étude du futur. L’idée est de développer des outils de prototypage virtuels afin d’aller plus vite en conception des nouveaux modèles. Deux enseignes de distribution sont parties prenantes du projet. "Il faut aller vite dans ce projet, indique-t-on au CETI. Nous imaginons les premiers résultats d’ici dix-huit-mois".

Un projet autour des fibres biosourcées devrait également être annoncé prochainement. Un appel à projet de 20 millions d’euros dédié aux "nouveaux usages et nouveaux procédés du textile" a été lancé fin févier et sera clôturé en juin pour financer ces projets. "Nous devrions avoir une oreille attentive de la part du Commissariat général aux Investissements, de la BPI et du cabinet d’Emmanuel Macron si nous dépassons un peu le budget initial et le délai du mois de juin. Nous avons également obtenu une dérogation pour ramener à 1,5 millions d’euros le financement via les PIAVE (projets industriels d’avenir) des projets, contre les 3 millions prévus initialement", se félicite Yves Dubief, PDG de Tenthorey et président de l’UIT (Union des industriels du textile) et chef de projet du plan. "Une dynamique nourrie s’est nouée autour du chef de projet qui s’est beaucoup déplacé en France", expliquait-on en effet la semaine dernière au cabinet d’Emmanuel Macron.

Des synergies avec les autres plans

6 à 8 projets devraient être sélectionnés dans les prochaines semaines. Le plan textile devrait faire partie des regroupements envisagés par Emmanuel Macron. "Nous ne sommes pas demandeurs du regroupement des plans, commente Yves Dubief, mais il y a déjà des connexions avec les plans Usine du futur, objets connectés, mobilité (avion, train et voiture) ou encore les plans sur la santé". L’important pour les industriels du textile était surtout de voir débloqués les fonds via l’appel à projets : c’est chose faite depuis quelques semaines.

Patrick Déniel

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