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L'Usine Aéro

Le plan de Bruxelles pour muscler la compétitivité du secteur aérien

Olivier James , , , ,

Publié le

La Commission européenne a dévoilé lundi 7 décembre un plan stratégique pour l’aviation en Europe. Une volonté de renforcer la compétitivité du secteur qui touche compagnies aériennes et industriels.


Crédits : CC Doug / Flickr

Donner un nouveau souffle au secteur aérien européen. C’est l’objectif de la Commission européenne qui a présenté lundi 7 décembre un ensemble de propositions dans le domaine de l’aviation. "Cette stratégie préservera la compétitivité des entreprises européennes en leur offrant de nouvelles possibilités d’investissement et de nouveaux débouchés commerciaux, ce qui leur permettra de se développer de manière durable", a déclaré Violeta Bulc, commissaire européenne pour les Transports.

Difficile à ce stade de savoir si les propositions de la Commission européenne parviendront vraiment à relancer la compétitivité du secteur aérien. Les initiatives concrètes, chiffrées et datées, manquent quelque peu à l’appel. Seule évidence : cette stratégie vise large. Quels sont les acteurs concernés ?

Les compagnies aériennes

Du côté des compagnies aériennes, la commission affiche sa volonté de trouver de nouveaux relais de croissance et de lutter contre la concurrence déloyale. La commission souhaite ouvrir des négociations en vue de trouver des accords avec des pays comme la Chine, la Turquie, les états de l’ASEAN, le Mexique, les Émirats arabes unis (EAU) ou bien encore le Qatar.

"La Commission européenne a enfin pris conscience de la nécessité de défendre les compagnies aériennes et les aéroports européens, a assuré Franck Proust, député européen siégeant à la commission chargée du Transport et du tourisme. Face à certaines compagnies outrageusement aidées par leurs gouvernements, il nous faut un mécanisme politique et des outils de défense".

Les compagnies historiques telles qu’Air France-KLM et Lufthansa sont sans doute celles qui ont le plus à gagner, tant elles dénoncent depuis longtemps les pratiques antis concurrentielles des pays du Golfe.

 

Les spécialistes de la gestion du trafic aérien

Dans cette "stratégie aviation" est également mentionné Sesar, le projet de ciel unique européen. Il vise à créer un réseau global rassemblant les espaces aériens nationaux, aussi bien pour améliorer la sécurité que le trafic aérien. "La fragmentation de l’espace aérien européen a un coût d’au moins 5 milliards d’euros par an", peut-on lire dans un communiqué de la Commission.

L’achèvement de ce vaste projet – dont la première phase de déploiement doit s’achever en 2025 – est donc poussée qui intéresse les compagnies aériennes, mais aussi les industriels impliqués dans les solutions de gestion du trafic aérien, comme Thales, Rockwell & Collins, Honeywell et Airbus. Pour rappel, le lancement de Sesar nécessite un budget compris entre 10 et 30 milliards d’euros d’ici à 2030.

 

Les constructeurs d’avions

La Commission européenne envisage de réviser le règlement sur la sécurité aérienne et annonce vouloir donner un rôle étendu à l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). Une instance chargée d’assurer la certification des appareils. "L’une des mesures vise à protéger le budget provenant des redevances des industriels contre les baisses budgétaires imposées par les institutions européennes", explique le porte-parole de l’AESA.

En un mot, il s’agit de faire en sorte que les industriels qui représentent 70% du budget de l’agence, ne pâtissent pas des restrictions budgétaires européennes qui pourraient ralentir les processus de certification. A la flexibilité financière pourrait être associée une plus grande flexibilité des ressources humaines, de quoi concentrer les équipes des différentes autorités aériennes nationales sur les projets les plus urgents.

 

Les spécialistes des drones

Le secteur naissant des drones n’a pas été oublié par la Commission européenne. Ce dossier se trouve justement dans les mains de l’AESA qui est en charge de la future réglementation européenne. Un pré-publication a été publiée cet été qui devrait être suivie, après prise en compte des avis de nombreux acteurs, d’une proposition d’ici la fin de cette année.

"Nous veillons à élaborer une réglementation qui réponde aux besoins du marché de manière diversifiée", assure le porte-parole de l’AESA. En clair, il faut éviter de freiner l’élan commercial et industriel du secteur des drones tout en assurant un haut niveau de sécurité. Ce qui pousse l’AESA à créer une série de catégories qui distinguent les drones de loisirs et les aéronefs professionnels.

Olivier James

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