Le nombre de défaillances d'entreprises progresse mais reste inférieur à la période pré-Covid

Malgré une hausse au deuxième trimestre, le nombre d'entreprises défaillantes en France ne devrait pas exploser à la fin de l'année. La flambée des prix des matières premières risque cependant de peser sur les petites et moyennes structures.

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Le nombre de défaillances d'entreprises progresse mais reste inférieur à la période pré-Covid
Le secteur de la construction est celui qui a été le plus touché en matière de défaillances d'entreprises. REUTERS/Stephane Mahe

Annoncée comme inéluctable dès le premier confinement, l'avalanche de faillites n'a pas encore eu lieu. Selon une analyse publiée mercredi 7 juillet par le cabinet d'études Altares, 6 587 défaillances d'entreprises ont été enregistrées au cours du deuxième trimestre, soit 14,2% de plus qu'à la même période en 2020, mais près de deux fois moins qu'en 2019.

Dans le détail, les mois d'avril et mai ont dénoté de très fortes hausses de 54% et 35%, tandis que le mois de juin est en baisse (-17%). Le secteur du bâtiment et celui de la logistique et du transport enregistrent les plus hautes augmentations en matière de défaillances (+37% et +29,5%) et l'Ile de France se place en tête des régions les plus touchées, suivie par la Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Fortement fragilisées par la suspension progressive des aides publiques, les TPE de moins de six salariés pèsent pour 90% de l'ensemble des défauts. A l'inverse, une seule entreprise de plus de 1 000 salariés s'est retrouvée au pied du mur : Appart'City.

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Aggravation en 2022

Selon Altares, le nombre de défaillances ne devrait pas exploser avant la fin de l'année: "La médiation et le traitement à l'amiable des retards de paiement devraient être encore privilégiés", explique son directeur dans un communiqué. En raison des perspectives optimistes offertes par la reprise, le cabinet prévoit désormais entre 33 000 et 35 000 défaillances pour 2021, soit à peine plus que l'année précédente (32 000).

Au cours de l'année 2022, la situation devrait néanmoins s'aggraver, avec un effet de rattrapage progressif des procédures qui n'auront pas été ouvertes durant la crise. Un autre paramètre préoccupe particulièrement les analystes: la flambée des prix des matières premières. Elle pourrait selon eux "contrarier sérieusement la reprise, voire compromettre la pérennité des PME et ETI fragiles".

Avec Reuters (Reportage Kate Entringer, édité par Jean-Michel Bélot)

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