Le monde du nautisme pèse 5 milliards d'euros et veut le faire savoir

Les industries nautiques, les pratiquants des activités nautiques, les professionnels des loisirs nautiques et les représentants des ports de plaisance viennent de s’unir au sein d’une confédération pour peser auprès de pouvoirs publics.

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Barre d'Etel (Morbihan) - Crédits : Pch51 - CC Flickr

Cinq milliards d'euros de chiffre d’affaires, cinq mille entreprises, cinquante mille salariés. C’est le poids qu’affiche la confédération du nautisme et de la plaisance, portée officiellement sur les fonds baptismaux le mardi 27 octobre 2015 par ses sept membres fondateurs. "L’histoire de la confédération commence en juin dernier, par le rassemblement des protagonistes de l’Appel pour que la mer reste libre", rappelle Yves Lyon-Caen, son président, également président de la fédération des industries nautiques (FIN) et du conseil de surveillance du groupe Bénéteau. A cette date, le projet de taxation du mouillage dans des zones protégées avait mis le feu aux poudres et provoqué une levée de boucliers de la part de tous les professionnels de la plaisance.

En quelques mois, ce qui était en gestation stérile depuis des années, est devenu réalité. Tous les métiers liés à la plaisance et au nautisme, sur et sous les mers, lacs et rivières ont compris que pour se faire entendre, il fallait se regrouper et parler d’une seule voix en dépassant les petits désaccords. La FIN, l’AF3P (Alliance Française pour la Promotion de la Plaisance et des Pêches de loisirs en mer), l’Unan (Union nationale d’associations de navigateurs), la FFESSM (fédération française d’études et de sports sous-marins), la FFM (fédération française motonautique), la FFV (fédération française de voile) et la FFPP (fédération française des ports de plaisance) ont été immédiatement rejoints par quatorze autres associations ou fédérations. Elles représentent quatre familles, pour reprendre le terme utilisé par Yves Lyon-Caen : l’industrie et les services nautiques, les fédérations sportives, les ports de plaisances et les plaisanciers.

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L’importance de l’environnement
La jeune confédération a défini trois axes de travail. Elle veut d’abord apporter une contribution active à la valorisation des espaces marins "dans le respect de la liberté des pratiques et des usages nautiques, en devenant un acteur reconnu du développement durable". Elle entend ensuite affirmer sa place comme interlocuteur des pouvoirs publics et promouvoir les cultures et pratiques nautiques. Elle va enfin valoriser les apports économiques et sociaux du nautisme. Un recensement général va être lancé afin de cerner plus précisement le poids économique du secteur.

La question de l’environnement est sensible et les responsables de confédération naviguent entre les écueils. Amoureux de la mer, ils entendent pouvoir laisser la plus grande liberté possible aux divers pratiquants des activités nautiques. Les zones protégées cristallisent l’ambiguïté. Oui à une sanctuarisation temporaire de certaines zones pour respecter la reproduction, non à la sanctuarisation définitive et étendue. "Nous devons être partie prenante des choix qui seront faits", résume Yves Lyon-Caen.

La première action visible de la confédération sera liée aux prochaines élections régionales. "Il faut faire en sorte que la confédération parle d’une seule voix afin de bâtir des projets régionaux pour le nautisme", conclut Yves Lyon-Caen.

Patrice Desmedt

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