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Le moment data

Manuel Moragues ,

Publié le

La french tech exulte ! Tirées par les start-up du digital, les levées de fonds atteignent des records. Une dynamique qui ne fait que commencer, portée par la révolution de la data.

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Clarisse, le logiciel d’Isotropix a séduit ILM, le studio d’effets spéciaux de George Lucas. Ici, Star Wars.

La liesse est de mise. Près de 450 millions d’euros ont été levés en septembre par les start-up françaises, après un premier semestre 2017 record qui a vu 301 levées de fonds capter 1,2 milliard d’euros, selon le baromètre EY du capital-risque en France publié fin septembre. Une progression de 21 % par rapport au premier semestre 2016, tirée par le numérique, avec une diversité d’outils et d’applications qu’illustre notre sélection de pépites [lire page 39]. « La french tech voit les planètes s’aligner une à une. Un climat favorable s’installe suite aux nombreuses réformes et annonces, comme la création d’un fonds public de 10 milliards d’euros en faveur des start-up. Les fonds français qui leur sont dédiés connaissent une montée en puissance rapide. […] Enfin, l’image de la France s’améliore à l’international », résume Franck Sebag, associé chez EY auteur du rapport. Une analyse partagée par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, qui espère « un choc d’investissement pour 2018 »[lire page 36].

La dynamique française a toutes les chances d’accélérer, portée par la vague de la data qui s’impose comme le moteur de la révolution numérique. L’étude de Serena Capital, « The AI Rush », dont nous reproduisons les principaux résultats en exclusivité ci-contre, le révèle : l’Europe, et tout particulièrement la France, a connu en 2016 une explosion de créations d’entreprises plaçant l’intelligence artificielle [IA] et la data au cœur de leur proposition de valeur. « Ce qui m’impressionne le plus, ce sont les 320 % d’augmentation des fonds levés en early stage [l’amorçage, NDLR], souligne Jean-Baptiste Dumont, partner chez Serena Capital qui a dirigé l’étude. C’est une vraie vague ! Et elle va enfler d’ici un à deux ans quand ces jeunes start-up vont lever des sommes plus importantes. » Pour Xavier Lorphelin, managing partner chez Serena Capital, qui a créé un fonds dédié à l’IA et la data en janvier, la cause est entendue : « On a pu parler de la révolution de l’internet des objets ou de la robotique, mais c’est bien la data qui fera la prochaine révolution industrielle. » Pas question de n’y voir qu’un énième buzzword du digital. Les disruptions, désintermédiations et autres plateformisations qui ont bouleversé l’économie ces dernières années ne sont que les premiers impacts de la data, qui voit désormais sa puissance démultipliée par les progrès de l’IA. « Notre étude montre que les start-up data s’attaquent à tous les secteurs et pas uniquement au digital, pointe Jean-Baptiste Dumont. Avec l’automatisation que permet l’IA, il y a un gisement de valeur énorme qui concerne toute l’économie. »

Une large gamme de services numériques

Les industriels l’ont bien compris, aujourd’hui. « La révolution des données est au cœur de l’industrie du futur. La donnée est l’enjeu des prochaines années et celui qui la produira, la gérera, la valorisera… sera le leader de demain », résume le Gimelec, le regroupement des industriels de l’équipement électrique et du contrôle-commande, pour introduire sa brochure « La révolution des données », fin septembre. Parmi les intervenants, Olivier Lluansi, associé chez EY, explique que les industriels pourront déployer grâce à la data une large gamme de services numériques. D’abord dans « l’aide à l’usage du produit, comme la géolocalisation 3 D de pièces pour aider au montage ». Puis sur « l’accompagnement de l’usage avec de beaux business models qui se développent », jusqu’à un Kaeser qui vend du volume d’air comprimé plutôt que des compresseurs. Le troisième niveau représente « un nouvel aspect de la vie industrielle », estime le consultant : « L’industriel conçoit son produit en prévoyant les services que son client pourra fournir avec. Il rentre dans le business model de son client. » Et de citer un Alstom intéressé par pouvoir indiquer à un passager quelle voiture d’une rame est la moins fréquentée ou personnaliser son menu. « Là, la France est en avance avec des start-up douées dans ce domaine. Les industriels doivent y aller avec elles dans une logique d’open innovation », assure Olivier Lluansi. La french tech n’a pas fini d’exulter.

 

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