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Election présidentielle 2017

Le Medef détaille ses pistes de réformes pour la présidentielle

Solène Davesne , ,

Publié le

Education, simplification, réforme du droit du travail et surtout baisse de la fiscalité: Le Medef a détaillé ses propositions de réformes, en vue de la présidentielle. Sans grande surprise.

Le Medef détaille ses pistes de réformes pour la présidentielle
Assises de la competitivite au siege du MEDEF Pierre Gattaz president du medef
© Guittet Pascal Guittet Pascal

Officiellement, le Medef ne donne pas de consigne de votes. Mais il n’est pas très difficile de deviner où vont ses préférences. François Fillon "a le programme le plus détaillé" et le plus "pragmatique" assure Pierre Gattaz, tandis qu’ "Emmanuel Macron se présente à l’oral comme le candidat du travail, mais nous n’avons pas encore de programme économique". Le président du Medef s’inquiète en revanche dans le programme de Benoît Hamon des "hypothèses dangereuses qu’il n’y a plus d’emploi et plus de croissance". Quant à Marine Le Pen, "ce qui m’inquiète terriblement, c’est son recroquevillement sur la France", soutient encore le président du Medef.

supprimer les taxes de production en cinq ans

Mais le patronat entend aussi porter ses propres propositions, au-delà des programmes des candidats à l’Elysée. L’exercice est un passage obligé à l’approche de chaque campagne présidentielle. Le Medef souhaite voir adopter quatre " blocs de réforme" pour refonder le système éducatif et l’apprentissage, transformer le modèle social en un système de flexi-sécurité, accélérer les simplifications et réformer la fiscalité au profit de la compétitivité des entreprises.

Le Medef plaide pour sécuriser les modalités de rupture du contrat de travail, limiter par barème les indemnités prud’homales en cas de licenciement et porter à 65 ans l’âge légal du départ à la retraite. Le patronat défend aussi la primauté de la négociation sociale au niveau de l’entreprise et veut assouplir les contrats d’apprentissage, en permettant notamment aux entreprises de se séparer de leurs apprentis si nécessaire.

En revanche, le patronat n'est pas favorable à la reprise en main de l'assurance-chômage, l'une des propositions d'Emmanuel Macron. Pas un mot non plus dans les 170 pages de propositions publiées par le Medef sur le question du temps de travail et des 35 heures. 

Le Medef concentre ses revendications sur la fiscalité. Et la liste est longue. Le patronat réclame une baisse de 30 milliards d’euros du coût du travail, dont un tiers ciblé sur les bas salaires. Pour simplifier les dispositifs, les entreprises proposent le remplacement du CICE et les allègements existant par une franchise de cotisation sur les 930 euros premiers euros de salaires mensuels. Au niveau de la fiscalité, le Medef souhaite aussi " supprimer d’ici cinq ans les taxes de production", qui représentent 55 milliards d’euros. Celles-ci pourraient être plafonnées à un certain pourcentage de la valeur ajoutée. L’ISF devrait être supprime et l’impôt sur les sociétés ramené à un taux de 22 %, au niveau de la moyenne européenne, d’ici 2020. La fiscalité du capital devrait aussi être soumise à une "flat tax" de 25%. 

115 milliards d'euros d'économie de dépenses publiques

Les propositions vont plus loin encore que celle de François Fillon – qui avance 40 milliards d’euros de baisse de la fiscalité pour les entreprises mais qui ne touche pas aux taxes de production. Le patronat peine à avancer des mesures de financement en face. Pour financer les 30 milliards d’euros supplémentaire sur le coût du travail, le Medef estime possible de transférer une partie du financement de la protection sociale sur deux points de TVA pour faire un premier "demi-choc". Le Medef n'est en revanche pas pour la proposition d’Emmanuel Macron de transférer les cotisations vers une hausse de la CSG, qui pèse aussi sur les revenus du capital. Mais le reste devra provenir d’économies « réalisées rapidement mais étalées dans le temps ». Par définition, ces mesures d’économie prennent du temps à se concrétiser et implique de laisser filer le déficit. « S’il y a une volonté affichée très forte de faire des réformes, cela rassurera l’Europe », estime cependant Pierre Gattaz. 


Au total, le patronat table sur les économies de dépenses de 100 à 115 milliards d’euros de la part de l’Etat. Pour y parvenir, il milite sur le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite et la suppression de certaines collectivités locales, par exemple les départements. Pour défendre leurs propositions, le Medef et une dizaine d'organisations patronales, dont l'Afep et le GFI (industrie) veulent auditionner tous les candidats fin mars dans une "opération vérité sur leur programme économique". 

 

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