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Le LAAS vous présente Pyrène, son nouveau robot humanoïde

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Vidéo La nouvelle recrue du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) à Toulouse, Pyrène, est un robot humanoïde de nouvelle génération. Fabriqué par la société espagnole PAL Robotics pour le laboratoire toulousain, il a été spécifiquement conçu pour mieux interagir avec son environnement et effectuer des tâches qui nécessitent une certaine force physique. Présentation.

Le LAAS vous présente Pyrène, son nouveau robot humanoïde
Le robot humanoïde Pyrène et Olivier Stasse, directeur de recherche au sein de l'équipe Gepetto du LAAS-CNRS
© Marina Angel

Pyrène a fait très officiellement ses premiers pas, encore un peu hésitants, et toujours suspendu à son harnais de sécurité (pas question de risquer la chute), ce jeudi 9 février au LAAS-CNRS (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes), à Toulouse. Ce nouveau robot humanoïde a été fabriqué par la société espagnole PAL Robotics, basée à Barcelone, sur la base d’un cahier des charges spécifiquement élaboré par le laboratoire toulousain pour accompagner ses nouveaux travaux de recherche en matière de robotique humanoïde.

Plus grand, plus fort et plus habile

Après avoir travaillé plus de 10 ans sur les capacités locomotrices des robots humanoïdes, à partir du robot japonais HRP-2, les équipes toulousaines comptent maintenant aller plus loin avec Pyrène. "Grâce au robot HRP-2, notre équipe a développé des algorithmes régissant le déplacement du robot et la coordination de ses mouvements", précise Philippe Souères, responsable de l’équipe Gepetto, créée en 2006 au sein du LAAS-CNRS pour travailler sur ces problématiques propres aux robots humanoïdes. En quelques années, HRP-2 a appris à maintenir son équilibre, à mieux se déplacer, à monter et à descendre quelques marchés, à franchir des obstacles, dont la traversée d’une passerelle étroite. "Autant de tâches pas si simples pour un robot bipède !", rappelle Philippe Souères.

L’objectif est maintenant de générer des mouvements plus dynamiques et plus puissants, pour permettre aux robots de nouvelle génération de mieux interagir avec l’environnement et d’effectuer des tâches qui nécessitent une certaine force physique. "Pour cela, il nous fallait travailler avec un robot plus grand, plus fort et plus habile", résume Philippe Souères. Pyrène mesure ainsi 1,75 mètre et pèse 100 kg, contre à peine 1,58 mètre et 50 kg pour HRP-2. Il est aussi plus agile, grâce à une structure complexe qui permet 32 degrés de libertés, doit 32 mouvements articulaires indépendants. Pyrène est par ailleurs doté de pinces de préhension pour saisir un objet sans l’abîmer et doit pouvoir se servir d’outils et effectuer des actions complexes, telles que visser quelque chose, ou percer un trou. "Même si d’autres robots industriels en sont déjà capables aujourd’hui, il s’agit d’une première pour un robot humanoïde bipède", insiste Philippe Souères.

Vers des premières applications industrielles

Pyrène n’en reste pas moins un outil de recherche, qui doit permettre de continuer à innover, dans le cadre de programmes publics de recherche (nationaux, mais aussi internationaux) ou de contrats avec des industriels. "Nous sommes engagés dans des programmes de R&D avec Airbus pour démontrer la faisabilité de faire travailler des robots humanoïdes aux côtés d’opérateurs, dans un environnement industriel contraint, pour exécuter des tâches qui demandent des capacités physiques importantes", précise Olivier Stasse, directeur de recherche au sein de l’équipe Gepetto. Les premières démonstrations sont attendues dans les prochains mois, quant à ses capacités à se déplacer, à utiliser des outils et à accomplir des tâches en usine. En revanche, il faudra encore du temps, sans doute plusieurs années, pour passer de cette preuve du concept à un développement industriel. Les principaux obstacles à franchir ? "La robustesse des systèmes, la capacité à réagir rapidement à un imprévu, ou encore la répétabilité des expériences", répond Olivier Stasse. En attendant, Pyrène contribuera à maintenir le laboratoire toulousain en bonne place dans la compétition internationale.

Pyrenewebsite from CNRS News on Vimeo.

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