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Quotidien des Usines

Le plan social de Ford pour l'usine de Blanquefort est validé

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 05/03/2019 À 07H43

[ACTUALISÉ] Le nouveau plan social présenté par Ford pour son usine de Blanquefort (Gironde) a été validé le 4 mars, contre l'avis des syndicats. La veille, dans un entretien au Parisien Dimanche, le ministre de l'Économie et des Finances a demandé au constructeur automobile 20 millions d'euros pour la réindustrialisation du territoire.

Le plan social de Ford pour l'usine de Blanquefort est validé
Le nouveau plan social présenté par Ford pour son usine de Blanquefort (Gironde) a été validé le 4 mars.
© Wikimedia/Marcin Mincer

Actualisation du mardi 5 mars : Lundi 4 mars au soir, la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) a validé le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Ford pour l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI) de Blanquefort (Gironde). Cette décision lève le dernier obstacle légal à la fermeture du site qui interviendra probablement en août, sauf si une offre surprise de reprise apparaît d'ici là.

"Nous avons conscience des répercussions importantes que le choix de mettre fin à la production de Ford Aquitaine Industries (FAI) aura sur nos salariés, leurs familles et sur la communauté locale", a déclaré Ford dans un communiqué. "Nous saluons l'étape importante franchie aujourd'hui par l'acceptation du plan social de FAI par la Direccte" qui permet de "lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir", a-t-il ajouté, soulignant qu'il s'agissait d'un plan social "très complet" comprenant "un plan reclassement et de retraite anticipée de même que des mesures visant à aider les salariés à retrouver un emploi".

"Trouver des solutions concrètes pour remettre de l'activité sur le site"

Le 25 février, le constructeur automobile américain avait rejeté l’offre de reprise présentée par le groupe belge Punch. Cette décision, vivement critiquée par le gouvernement français, a augmenté la probabilité d’une fermeture en août de l’usine de boîtes de vitesses automatiques aux 850 salariés. Malgré tout, le ministère de l’Économie travaille toujours à la possibilité d’une reprise. “Nous allons multiplier les contacts avec les repreneurs potentiels dans les prochaines semaines. Ce sera difficile, mais cela vaut le coup”, a déclaré Bruno Le Maire au Parisien Dimanche le 3 mars.

Pour la CGT, désormais, "la priorité, au travers d'un groupe de travail qui devrait vite se mettre en place avec les collectivités territoriales, l'État et l'intersyndicale, c'est de trouver des solutions concrètes pour remettre de l'activité sur le site, à court terme." L'organisation a ajouté : "L'État et les pouvoirs publics doivent élaborer une stratégie industrielle, cela passe par reprendre le contrôle de l'usine, de son parc machine, surtout ne pas le laisser à Ford".

Une réponse de Ford attendue sur une contribution de 20 millions d'euros

Dans son entretien du 3 mars, le ministre de l'Économie et des Finances a souhaité que l’entreprise s’engage pour l’économie locale. “J’ai [...] demandé à Ford qu’il affecte 20 millions d’euros à la réindustrialisation du territoire. Ils se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine”, a-t-il indiqué.

Cette demande de Bruno Le Maire succède aux arguments de la CGT selon lesquels l’État pouvait réclamer en justice le remboursement des 15 millions d’euros d’aides publiques versées à Ford pour le maintien de l’emploi. Le 26 février, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux avait néanmoins répondu que Ford avait respecté ses engagements en matière d’emploi. Une version confirmée par Bruno Le Maire : “En ce qui concerne les sommes versées par l’État, Ford a rempli ses engagements au titre de l’emploi.”

La CGT demandait de ne pas valider le nouveau PSE

Après le refus d’un premier PSE le 28 janvier, le ministre de l’Économie continuait de demander un plan social “généreux et solide”. Mais les réclamations de l’État français n’ont pas convaincu les représentants des salariés. Dans un communiqué publié le 3 mars, la CGT Ford avait demandé à l’État de “ne pas valider le PSE pour bloquer Ford et la contraindre à ‘négocier’ vraiment quelque chose”.

Avec Reuters

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