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Le Fraunhofer IFF cultive le sur-mesure

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Difficile de savoir par où commencer la digitalisation de son outil de production. Le CheckUp de l’Institut Fraunhofer permet d’initier des mesures concrètes.

Le Fraunhofer IFF cultive le sur-mesure
Le CheckUp analyse l’avancement de l’entreprise dans la numérisation. Un service qui intéresse notamment la logistique.
© Viktoria Kühne / Fraunhofer IFF

Les entreprises citées

Holger Seidel en est persuadé, l’Industrie 4.0 ne sera pas « une révolution, mais une évolution ». Cet ingénieur est à la tête d’un nouveau service développé par l’Institut Fraunhofer pour la gestion d’entreprise et l’automatisation (IFF) à Magdebourg, l’« Industrie 4.0 CheckUp ». Derrière ce concept hérité du monde médical, l’équipe de l’institut de recherche appliquée propose aux entreprises de se familiariser avec le concept d’usine intelligente et d’examiner leur niveau de maturité. Beaucoup d’industriels se disent intéressés, mais ne savent pas vraiment par où commencer. Or, selon Holger Seidel, il ne suffit pas « d’appuyer sur un bouton pour déployer l’Industrie 4.0 ». « C’est au contraire le fruit d’un long processus d’intégration, confie-t-il. Une analyse fine et systématique est donc nécessaire pour identifier les mesures individuelles à adopter pas à pas. »

Pour cela, les experts se rendent chez le client et examinent l’état d’avancement de l’entreprise dans la numérisation, ses besoins et les étapes qui seront nécessaires pour y parvenir. À partir d’entretiens et d’observations, le CheckUp commence par identifier le niveau de développement de la stratégie Industrie 4.0 (aucune ; formulée ; en application…). Jusqu’où l’entreprise est-elle prête à aller : capteurs, puces RFID, analyse des données en temps réel, utilisation du cloud ou du big data… ? Il se poursuit avec le niveau de maturité numérique du parc de machines : sont-elles connectées au système informatique ou fonctionnent-elles en mode communication machine to machine (M2M) ? Où en est le niveau d’interopérabilité des données numériques ? Pour terminer, il interroge sur la qualification des employés et la volonté de la société de mettre en place des formations. « Selon la taille et le niveau de complexité de l’usine, ces recherches peuvent prendre entre un et trois mois », indique Holger Seidel. À la suite de quoi, le client se voit remettre un catalogue de mesures concrètes à mettre en place progressivement, ainsi qu’une projection des résultats et de la balance coûts-bénéfices.

Pour Michael Schenk, le directeur du Fraunhofer IFF, cette offre permet ainsi de réduire les risques de mauvais investissements, qui peuvent être fatals à l’entreprise. « L’Industrie 4.0 n’est pas du prêt-à-porter, mais bien du sur-mesure, poursuit l’ingénieur. À côté de l’intégration progressive des technologies 4.0, nous devons apprendre à quel endroit leur implémentation est réellement créatrice de valeur et où elle ne l’est pas. »

Tracer les marchandises à l’aide de puces RFID

Dans ce domaine, la logistique se montre particulièrement intéressée par le potentiel de traçabilité des marchandises et le dialogue entre fournisseurs et clients finaux. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Fraunhofer IFF a choisi le congrès de la logistique de Berlin (Deutscher logistik-kongress) pour présenter son CheckUp le 19 octobre 2016. « Grâce à l’identification individuelle de chaque palette de transport, à la fois le fabricant, le transporteur et le client final peuvent, par exemple, connaître son temps d’utilisation ou son état défectueux, souligne Klaus Richter, chef de projet au Fraunhofer IFF. Tout le monde en profite. »

Pour illustrer cet avantage, l’institut s’est lancé dans le développement du suivi par puces RFID avec le fabricant allemand de palettes en plastique Cabka-IPS. Tous les produits du groupe sont tracés : contrôles de chargement, mouvements de marchandises et suivi d’expédition sont clairement représentés et sont disponibles en temps réel. De plus, des propriétés spécifiques peuvent être automatiquement attribuées à chaque porteur de charge (outil, machine, lot de matériel). Enfin, le cycle de vie de la palette, de sa fabrication jusqu’à son recyclage, est mieux appréhendé. Avec actuellement plus d’un million de palettes équipées en RFID en circulation dans le monde, l’entreprise est devenue l’une des vitrines du Fraunhofer IFF pour démontrer l’un des potentiels de l’Industrie 4.0.

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