Le fonds souverain norvégien pourrait se retirer du pétrole et du gaz

Le fonds souverain norvégien, qui détient 1,3% de la capitalisation boursière mondiale grâce à des fonds amassés notamment grâce au pétrole, pourrait se retirer des secteurs pétrolier et gazier. Le gouvernement rendra sa décision à l’automne 2018.

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Le fonds souverain norvégien pourrait se retirer du pétrole et du gaz

La nouvelle n’est pas passée inaperçue chez les acteurs de l’énergie : la banque centrale norvégienne, qui gère le premier fonds souverain au monde avec une capitalisation estimée à un milliard de dollars (1,3% de la capitalisation boursière mondiale), a demandé au gouvernement de faire sortir les valeurs pétrolières et gazières de son indice de référence. Celles-ci représentent aujourd'hui 6% de ses valeurs en portefeuille. Un tel changement de braquet ne serait pas dénué d'ironie, dans un pays où l’industrie pétrolière pèse 14% du PIB. Son poids est incarné par Statoil, la plus grande entreprise de Norvège, dont l’Etat détient la majorité des parts.

"Ce conseil est basé exclusivement sur des arguments financiers et des analyses de l'exposition totale du gouvernement au pétrole et au gaz et ne reflète pas les tendances futures des prix du pétrole et du gaz ni la rentabilité ou la durabilité du secteur pétrolier et gazier", selon le gouverneur de la Norges Bank, Egil Matsen. D’après l’institution, le poids grandissant du fonds dans les finances du pays et la différence de rendement par rapport aux autres titres, dans un contexte de prix bas du pétrole, justifient ce désengagement.

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"Le secteur pétrolier et gazier couvre actuellement un large éventail d'activités liées à l’énergie, y compris des sociétés intégrées dans le pétrole et le gaz, les services pétroliers et les énergies renouvelables", rappelle le ministère norvégien des Finances, à même de prendre une telle décision. "Les questions soulevées par la Norges Bank sont complexes et multiformes. L'avis de la banque nécessite une évaluation approfondie, conforme à la pratique établie pour les décisions clés sur la gestion du fonds. En outre, le gouvernement est responsable de l'économie norvégienne dans son ensemble et doit adopter une approche large et globale de cette question", tempère-t-il.

Des pressions environnementales croissantes

Le fonds souverain norvégien, composé à 65,9% d'actions, de 31,6% d’obligations et à 2,5% de biens immobiliers non cotés, est présent au capital de plus de 9000 entreprises dans 77 pays différents. Apple, Nestlé, Shell, Microsoft, Novartis ou Roche figurent parmi ses investissements emblématiques. En décembre 2016, il déclarait posséder des participations minoritaires dans des entreprises telles que Total, Vallourec, Technip, Maurel et Prom ou bien encore Engie.

En 2015, il s’était retiré des entreprises dont le charbon représentait plus de 30% de l’activité. Le gouvernement norvégien, qui annoncera sa décision sur le pétrole et le gaz à l’automne 2018, fait face à des pressions croissantes en matière d’écologie. Cette semaine, deux ONG ont attaqué l’Etat en justice en l’accusant d’avoir violé la Constitution du royaume en autorisant, le 18 mai 2016, la prospection pétrolière en mer de Barents, tandis que le WWF souhaite poursuivre l’Etat afin d’obtenir la fin de l’abattage "illégal" de loups.

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