Le financement d’amorçage arrive (presque) à maturité

Bpifrance fête les trois ans de son Fonds ambition amorçage angels, qui soutient les investissements des business angels. Le financement de l’amorçage des start-up a beaucoup progressé depuis la crise. Mais l’intervention publique reste nécessaire, pour Bpifrance.

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Le financement d’amorçage arrive (presque) à maturité
L'investissement dans les premières phases de la vie des start-up ont doublé depuis la crise.

Le fonds ambition amorçage angels (F3A) de Bpifrance fête ses trois ans cette année. L’une des dernières initiatives créées par la banque publique pour relancer le financement des premières phases des start-up, il est symptomatique du redressement de ce secteur.

Doté de 50 millions d’euros fin 2015, le F3A avait pour mission de soutenir un tissu de business angels français trop peu nombreux et insuffisant en capacité d’investissement. Son principe n’a pas bougé depuis. "Nous investissons toujours aux côtés de business angels, en apportant en général autant de capitaux qu’eux", explique Véronique Jacq, la directrice du pôle investissement numérique de Bpifrance.

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En trois ans, le F3A a investi 11 millions d’euros dans 23 jeunes sociétés technologiques aux côtés de 180 business angels, qui ont de leur côté apporté 12,5 millions d’euros. Trois jeunes pousses - Cardiologs, Capitaine Contrat et Kaktus - ont même réussi à relever des fonds auprès de nouveaux investisseurs pour accélérer leur développement.

Relancer le financement des start-up

Ce fonds a participé à la stratégie de la puissance publique de relancer le financement des premières phases de la vie des start-up. Juste après la crise, les liquidités étaient moins abondantes, les start-up n’avaient pas encore la cote et peinaient à trouver des fonds pour se lancer en France. Le risque ? Se faire encore plus distancer par les "start-up nations", comme les Etats-Unis ou Israël, dans la course aux nouvelles technologies.

C’est la création du Fonds national d’amorçage en 2011 qui a ouvert le bal. Financé par le Programme des investissements d’avenir, il a injecté de l’argent frais dans les sociétés de gestion spécialisées dans l’amorçage. Il a investi depuis dans plus de 25 fonds d’investissement qui accompagnent autour de 380 sociétés.

Bpifrance a ensuite multiplié les outils. "Le F3A a été créé fin 2015 dans une logique de compléter la palette d’outils d’investissement direct de Bpifrance, explique Véronique Jacq. Il existait déjà le Fonds ambition numérique, sur la phase post-amorçage, le F3A vient en complément."

Forte progression des investissements

Ces initiatives, ajoutées à la reprise économique et à l’abondance de liquidités, ont en grande partie contribué à relancer le financement des jeunes pousses et à renforcer le mouvement de la French Tech. "Il existait encore des trous dans la raquette du financement il y a trois ou quatre ans pour les premières phases de vie de l’entreprise, remarque Jean-Patrice Anciaux, directeur d’investissement au F3A. Il était par exemple difficile de lever un million d’euros en amorçage, tandis qu’aujourd’hui, cela se fait."

Les chiffres montrent que l’accès au financement en fonds propres se fait plus facilement. Les membres de France Angels, la fédération des business angels, ont investi au total 48 millions d’euros en 2017, alors qu’ils n’investissaient que 39 millions d’euros en 2009. Plus généralement, les investissements en capital-risque ont doublé depuis 2011, pour passer de 597 millions d'euros en 2011 à 1,2 milliard d’euros en 2017, selon France invest, l’association des fonds d’investissement.

La partie est-elle gagnée pour autant ? Selon Bpifrance, l’intervention publique en amorçage demeure importante. "Cela reste l’une des phases les plus risquées de l’investissement, avec encore très peu de recul, confie Véronique Jacq. Le secteur n’a pas encore consolidé de résultats financiers suffisamment probants pour que les investisseurs institutionnels privés seuls soutiennent ces fonds."

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