Economie

Le crowdfunding fait de l’œil aux boursicoteurs, pour le bonheur des PME

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Smart Angels, le site de financement participatif en capital, lance un partenariat avec la banque en ligne Fortuneo. Avec pour objectif de multiplier le nombre d’investisseurs potentiels dans les entreprises.

Les sites de financement participatif continuent leur chemin vers la normalisation. Smart Angels, qui propose aux internautes d’investir dans le capital de PME, vient de conclure un partenariat avec Fortuneo.

La banque en ligne, filiale du Crédit Mutuel Arkea, permet déjà à ses clients d’investir en Bourse. Elle va ajouter sur son site une fonction d’investissement en non coté, via SmartAngels.

"Nos clients sont des épargnants, friands de défiscalisation, explique Grégory Guermonprez, le directeur de Fortuneo en France, qui propose déjà d’investir en Bourse. Ils sont en attente de diversification de produits d’investissement."

Le partenariat consiste aussi en un échange automatique de documents entre les deux plate-formes, pour faciliter l’inscription des investissements en capital dans les entreprises de SmartAngels dans leur PEA PME.

Un accès à plus d'investisseurs

"Cela valide notre stratégie d’entreprise de positionner SmartAngels comme une place de marché du non coté", confie Benoît Bazzocchi, le président et fondateur de la plate-forme.

Pour le site de crowdfunding, ce partenariat avec une banque garantit en effet un accès à une plus grande base d’internautes intéressés par les placements. La banque compte plus de 300 000 clients, contre une communauté de 18 000 membres sur SmartAngels.

Surtout, cet accord avec une banque montre à quel point le financement participatif commence à gagner ses lettres de noblesse. Les partenariats entre crowdfunding et acteurs plus traditionnels se multiplient. .

L’assureur Allianz s’était déjà rapproché de SmartAngels, offrant à ses assurés de co-investir dans les PME de la plate-forme. Wiseed a, quant à lui, conclu un partenariat avec le Crédit Coopératif pour que la banque lui amène des dossiers d’entreprises à financer.

"On a souvent opposé les fintechs et les acteurs installés, je crois que cette barrière-là est en train de tomber, conclut Benoît Bazzocchi, le président de SmartAngels. Nous sommes complémentaires."

Arnaud Dumas

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