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Le contrat de travail dont rêve Pierre Gattaz

Christophe Bys , , , ,

Publié le

Le président du Medef a profité des Assises de l’industrie organisées par L’Usine Nouvelle pour préciser sa position sur la relation contractuelle de travail entre salariés et employeurs qu’il appelle de ses voeux en France. L’occasion pour lui de revenir sur sa proposition choc de sortir de l'une des conventions de l’Organisation international du travail (OIT), notamment sur le licenciement.

Le contrat de travail dont rêve Pierre Gattaz © L'Usine Nouvelle

En conclusion des cinquième Assises de l’industrie, le président du Medef, Pierre Gattaz est revenu sur la proposition qu’il avait faite de revenir sur l'une des conventions de l’Organisation Internationale du travail ratifiées par la France, "un sujet tellement technique que le bruit médiatique fait m’a étonné", a-t-il expliqué.

Dans sa ligne de mire figure l’article 4 de la convention 158 qui impose de motiver un licenciement. Or pour le président du Medef, la difficulté de licencier rend l’embauche plus compliquée. Selon lui un chef d’entreprise français veut "embaucher plutôt en France qu’en Chine ou au Mexique. Mais prendre quelqu’un en CDI est un risque, car on ne sait pas combien de temps ça va prendre si on a malheureusement besoin de mettre un terme au contrat".

contrat unique

Ce que voudrait le président du Medef n’est pas totalement abouti dans sa forme. Il estime que le fameux contrat unique défendu par le prix Nobel d’Economie Jean Tirole est "une idée intéressante, comme objectif ultime mais avec des points d’étape". Il aimerait que les deux parties, employeurs et employés, puissent négocier au moment de la signature du contrat de travail les conditions de sortie. Mais Pierre Gattaz a rappelé que le droit du travail français est d’une grande complexité multipliant les niveaux : contrat de travail, accord d’entreprise, accords de branche, lois nationales, les trois niveaux de juridiction du travail (prud’hommes, appel et cassation) les réglementations européennes et la convention de l’OIT.

Selon lui "un CDI un peu plus sécurisé en termes de séparation, passe par le déverrouillage de l’article 4 de la convention 158 de l’OIT, qui est un point technique". Il a rappelé qu’il ne souhaitait pas "sortir de l’OIT". Cette complexité est d’autant plus dommageable pour le président du Medef que le monde économique va de plus en plus vite et "qu’il faut pouvoir réagir rapidement".

Des binômes pour réduire la sphère publique

Mais pour Pierre Gattaz, l’essentiel n’est pas là. Il a rappelé que les chefs d’entreprises étaient "harcelés" par la sphère publique, évoquant les patrons qu’il visite régulièrement et qui se sentent "martyrisés toute la journée". En cause, les prélèvements et autres réglementations qui rendent le travail du chef d’entreprise plus difficile.

Il estime que pour régler les problèmes économiques et sociaux de la France, il est urgent de réduire la taille de la sphère publique qui atteint aujourd’hui 1200 milliards d’euros. Il a indiqué avoir proposé au chef de l’Etat et au premier Ministre de former, sur le modèle de la mission menée par Thierry Mandon et Guillaume Poitrinal, des binômes de hauts fonctionnaires-chefs d’entreprise pour trouver les gisements d’économies à opérer. "J’ai des patrons qui sont prêts à le faire. De son côté l’exécutif n’a pas mal réagi, mais j’attends les décisions", a-t-il précisé.

Christophe Bys

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