L'Usine Nouvelle

Quotidien des Usines

Le chimiste PPC inaugure son process d’électrolyse à membrane

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L’usine chimique PPC, filiale du groupe allemand ICIG, implanté à Thann (Haut-Rhin), met en service son nouveau process d’électrolyse à membrane, remplaçant l’ancienne méthode au mercure, bannie de l’Union européenne en 2017. Il a fallu un investissement de 53 millions d’euros pour y parvenir et sauver ainsi le plus vieux site chimique français, datant de 1808.

Le chimiste PPC inaugure son process d’électrolyse à membrane © DR

Les entreprises citées

L’usine PPC (potasse et produits chimiques) de Thann (Haut-Rhin) a bénéficié de 53 millions d’euros d’investissement qui ont non seulement permis de renouveler ses process, mais surtout permis de sauver l’usine. L’interdiction dans l’Union européenne de l’électrolyse au mercure a failli avoir raison du site thannois, mais l’actionnaire allemand ICIG (International Chemical Investors Group) a décidé d’investir les 53 millions d’euros nécessaires à la nouvelle vie de l’usine fondée voici 208 ans.

Le nouveau procédé d’électrolyse à membrane est conforme aux normes européennes et surtout plus respectueux de l’environnement. Il a été présenté vendredi 27 mai. Ce procédé emploie des anodes en titane et de cathodes en nickel, a expliqué la direction.

Un très bon climat social

Gilles Zuberbuhler, dirigeant de PPC a rappelé que sans cet investissement, l’usine aurait été fermée. Parmi les arguments mis en avant pour expliquer le choix d’investir à Thann, la culture locale de la sécurité, le potentiel technique du site… ainsi que son très bon climat social, a exposé la direction.

Le site chimique historique de Thann est composé de deux usines : à côté de PPC se trouve Cristal-Millennium, ce qui constitue le plus ancien site chimique de France avec près de 500 salariés. PPC a toutefois réduit le nombre de ses salariés, le nouveau procédé permettant plus d’automatisation. Une quarantaine de départs ont été négociés, sans licenciement, de source syndicale.

PPC fabrique des dérivés de la potasse, par exemple pour les produits détergents et l’industrie pharmaceutique, ainsi que des produits à partir du brome, pour l’agrochimie et la pharmacie entre autres. Son propriétaire ICIG emploie 5 000 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 2,2 milliards d’euros.

Didier Bonnet
 

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