Le Cetim publie une cartographie de la recherche française en fabrication additive

Les instituts Carnot, pilotés par le Cetim, publient une cartographie des acteurs de la R&D en fabrication additive que L'Usine Nouvelle a pu découvrir en avant-première. Le document révèle un important maillage territoriale, avec trois régions en pointe : Auvergne-Rhône Alpes, Ile de France et Grand Est.

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Le Cetim publie une cartographie de la recherche française en fabrication additive

Soixante centres de recherche, plus de 50 millions d’euros de budget, 524 équivalents temps plein… La cartographie des acteurs clés de la recherche sur la fabrication additive, réalisée par les instituts Carnot et l’Alliance industrie du futur, révèle qu’il y a une véritable « force française en R&D sur la fabrication additive », estime Hélène Determe, responsable des partenariats de l’institut Carnot Cetim et coordonnatrice de l’enquête. "Le maillage territorial est très important, beaucoup plus que pour certaines autres technologies comme les composites." La cartographie a été présentée au ministère de l’économie vendredi 30 juin. Il s’agit d’une version enrichie d’un premier rapport publié en septembre 2016.

Bien sûr certaines régions se distinguent : l’Ile-de-France, l’Auvergne Rhône-Alpes et le Grand Est, qui comptent respectivement 14, 8 et 13 centres de R&D. Une avancée qui s'explique par la forte concentration d'indus "On constate aussi que les centres se spécialisent dans certains process de fabrication additive qui correspondent à l’écosystème industriel de la région. Ce qui est positif car cela signifie que la recherche correspond aux besoins réels des entreprises", explique Hélène Determe.

Les chercheurs français mobilisés sur les process, moins sur la conception

Le travail du Cetim permet de faire un état des lieux des points forts et faibles de l’Hexagone en termes de fabrication additive. "La France a beaucoup misé sur les process, moins sur la conception est les post-traitements", explique Hélène Determe. Elle estime que les principaux domaines sur lesquels les chercheurs doivent se mobiliser est "la caractérisation des matériaux et l’analyse de la longévité des pièces", c’est-à-dire la manière dont les pièces vieillissent. "Nous manquons de résultats sur ces aspects."

Le document de 200 pages, consultable ici sur le site du Cetim, est aussi un annuaire des différents centres, référençant leur expertise, les équipements disponibles sur place, le contact des chercheurs… Une mine d’or pour tout industriel souhaitant se lancer dans la fabrication additive. "La prochaine version inclura les plate-formes régionales", promet la coordonatrice de l'enquête.

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