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Le centre en intelligence artificielle de Fujitsu à Saclay passe à la vitesse supérieure

Manuel Moragues , , , ,

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Installé depuis un an dans l’accélérateur de start-up de l'École Polytechnique, à Saclay, le centre d’excellence en intelligence artificielle de Fujitsu va doubler ses effectifs et se dote d’une capacité de calcul ouverte aux start-up de l’X. L'objectif ? S'imposer en leader de l'IA pour le B2B en France.

Le centre en intelligence artificielle de Fujitsu à Saclay passe à la vitesse supérieure
Axel Mery (à dr.), directeur technique de Fujitsu France et directeur du centre de Saclay, présente une solution d'analyse de posture détectant les situations anormales, comme une agression.
© Manuel Moragues

Fujitsu fête sa première année à Saclay en s’offrant des capacités de calcul. Recevant la presse mercredi 3 octobre dans les locaux du Drahi X-Novation Center, l'accélérateur de start-up de l'École Polytechnique où Fujitsu a installé son centre d’excellence en intelligence artificielle (IA) il y a un an, le groupe japonais a ouvert en partenariat avec Nvidia une grappe de processeurs graphiques (GPU) dédiés à l’IA.

Equipé de quatre cartes GPU Volta 100 de Nvidia, dotées de 5 000 cœurs de calcul chacune, intégrées dans des serveurs Primergy de Fujitsu, "ce cluster sera ouvert gratuitement aux start-up de l’incubateur pour les aider à se développer, précise Axel Mery, directeur technique de Fujitsu France et directeur du centre de Saclay. Et nous prévoyons par la suite de l’ouvrir aux étudiants de l’X."

Des GPU pour la vision par ordinateur

Ce cluster a vocation à grossir avec les besoins, ajoute le dirigeant. Il permet déjà de "faire passer d’une semaine à une journée l’entraînement d’un réseau de neurones sur un jeu de données de 10 à 20 millions d’images", précise Thierry Lefort, qui pilote les opérations du centre. Un bond dans les performances dont entend bien profiter le centre pour développer son activité, basée sur la vision par ordinateur.

Les travaux à l’extérieur en témoignent, l’heure est à l’expansion. Le centre de Fujitsu doit passer de 50 mètres carrés à plus de 200 mètres carrés en février. Les 8 ingénieurs qui y travaillent – data scientists, spécialistes du deep learning et développeurs – doivent passer à une quinzaine d’ici là et, si l’activité suit, les effectifs globaux, commerciaux inclus, doubleront aussi, de 15 à 30 personnes.

Un centre dédié aux problématiques business des clients

"Il ne s’agit pas d’un centre de recherches, insiste Benjamin Revcolevschi, directeur général de Fujitsu France. Il s’agit d’IA appliquée aux usages de l’entreprise. Nous travaillons avec des clients sur des projets concrets centrés sur des problématiques de business."

Ce centre d’excellence s’inscrit dans "une approche systémique importante initiée il y a deux ans par le groupe, qui a décidé que la France serait le deuxième pôle en IA de Fujitsu après Tokyo", explique Benjamin Revcolevschi. Au centre de Saclay s’ajoutent des partenariats de recherche académique, notamment avec l’Inria et l’X, ainsi que des collaborations et investissements dans des start-ups. Un programme lancé en mars 2017 et représentant un investissement d’au moins 50 millions d’euros sur 5 ans.

Périmètre étendu à toute l'Europe

"Nous voulons être un leader de l’intelligence artificielle pour le B2B en France", avance Benjamin Revcolevschi. Le centre de Saclay est le moteur de cette ambition, qui viendra nourrir les deux types d’activité de Fujitsu, l’infrastructure et les services informatiques. Au-delà de la France, "Saclay a depuis avril 2018 un mandat européen, ajoute Axel Mery. Nous travaillons aussi pour toute l’Europe. Nous traitons même des projets pour les Etats-Unis."

Le retail – les points de vente physiques – est le secteur le plus dynamique, selon le groupe, qui prévoit de mettre en place d’ici à la fin de l’année un pilote d’aide à la détection de fraudes au niveau des caisses automatiques d’une grande enseigne de distribution. Quant à l’industrie, intéressée notamment par la maintenance prévisionnelle, "Nous commençons à bien travailler avec des industriels mais les projets sont plus longs, expose Axel Mery. Cela devrait accélérer l’an prochain."

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