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Le Brésil veut croire à la reprise

Arnaud Dumas ,

Publié le

Le Brésil veut croire à la reprise
Arnaud Dumas

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Les élections du mois d’octobre prochain sont dans toutes les têtes au Brésil. À l’inquiétude évidente quant au résultat, les acteurs économiques opposent pourtant une confiance déterminée, proche de la méthode Coué. « L’économie se détache du fait politique, assure Henry Joseph Junior, le directeur technique de l’Association brésilienne des fabricants de véhicules automobiles. Cela nous surprend mais, malgré les problèmes politiques, l’économie continue de croître. » L’année 2017 se sera soldée par une petite reprise de la croissance de 1 % du PIB et les autorités brésiliennes espèrent atteindre + 2,5 % en 2018, puis + 3 % en 2019. L’économie revient cependant de bien loin. Empêtré dans les nombreux scandales de corruption de la sphère politique, jusqu’à la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff, le Brésil a connu deux années de récession sévère. Le PIB a chuté de 3,5 % en 2015, puis en 2016, entraînant une baisse drastique de la production industrielle. Dans un pays où la majeure partie de la chaîne logistique passe par la route, le site de production de camions et bus de MAN (groupe Volkswagen) s’est retrouvé aux premières loges de la crise. La production de l’usine de Resende dans l’État de Rio de Janeiro, a atteint son point bas en 2016, avec seulement 20 000 véhicules produits pour une capacité installée de 100 000 unités. Avant de reprendre en 2017, avec 30 % de production supplémentaire. Le pays commence pourtant à tenter de résoudre ses blocages. Le gouvernement centriste actuel a entamé une réforme du droit du travail, dont les lois datant des années 1940 n’avaient pas été touchées jusque-là, qui facilite le travail à temps partiel et la flexibilité . Cette réforme donne notamment aux accords négociés en entreprise une valeur juridique supérieure à la loi. La corruption reste importante, mais la condamnation récente de l’ancien président Lula laisse entrevoir une moins grande complaisance. Le gouvernement de Michel Temer a également tenté une réforme des retraites, qui n’a pas abouti du fait de la résistance du parlement. « La question est désormais dans le débat public, le prochain gouvernement n’aura pas le choix », assure-t-on chez Apex Brasil, l’agence de promotion du Brésil. Les investisseurs étrangers commencent justement à revenir tâterce gigantesque marché. Timidement. Ils attendent comme tout le monde le résultat des élections, sans, cette fois, remettre à plus tard les discussions avec les agentsd’Apex. Un espoir à confirmer. 

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1 commentaire

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31/03/2018 - 13h21 -

Il faut fournir une vraie analyse de ce qui se passe au Brésil et ne pas se contenter de répéter ce que disent des officiels. Sinon, on risque de ne rien prévoir et de passer à côté de risques qui restent considérables
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