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Le BCG lance un nouveau concept de centre d’apprentissage dédié à la transformation numérique

Marine Protais , ,

Publié le

Après avoir lancé en 2016 des usines écoles, le BCG a inauguré jeudi 18 octobre son premier "Digital immersion center" à Paris. Ce lieu s’adresse aux équipes marketing, finance, DSI et autres services bureaux. Il a pour mission d’enseigner de nouvelles méthodes de travail afin d’aider les entreprises à intégrer les technologies numériques.

Le BCG lance un nouveau concept de centre d’apprentissage dédié à la transformation numérique
Le BCG a inauguré son premier "Digital immersion center" à Paris jeudi 18 octobre.
© D.R.

Penser la transformation digitale de son entreprise nécessite des expériences concrètes et des ateliers pratiques plus que des présentations Power point. C’est en tout cas la perception des cabinets de conseil. Depuis quelques années, ils multiplient les laboratoires, centres et usines écoles dans lesquels leurs clients expérimentent les technologies numériques et l’impact de celles-ci sur leur business. Le nouveau "Digital immersion center" du BCG inauguré jeudi 18 octobre à Paris s’inscrit dans cette tendance. Les clients du consultant viennent en petites équipes, deux jours ou quelques mois, pour apprendre de nouvelles façons de travailler. Et ainsi mieux appréhender le numérique, promet le BCG. 

"Les entreprises sont en train de passer des preuves de concept au déploiement", expose Guillaume Charlin, directeur général du BCG France. "Il y a quelques années nous avions besoin de démontrer que les technologies fonctionnaient et permettaient d’améliorer leur rentabilité, aujourd’hui on n’en est plus là. Il faut montrer comment la transformation numérique s’applique", explique-t-il.
"Dans le monde du retail par exemple, les données clients et leur analyse par des algorithmes permettent de mettre en place une évolution très fine du prix des produits pendant les soldes. Cela permet d’avoir peu de stocks et d’améliorer ses marges. Sauf que les étiquettes sont en papier, et qu’il n’y a pas assez de staff pour les changer régulièrement. Donc il faut investir dans de nouveaux types d’étiquettes électroniques, mais cela coûte de l’argent… C’est ce genre de problèmes très concrets auxquels sont confrontés les entreprises", raconte Guillaume Charlin.

Serious game

Dans ce "Digital immersion center" parisien, on trouve différentes salles de travail. Certaines ressemblent à de simples bureaux, d’autres ont des allures plus futuristes. Comme cette pièce à la forme octogonale dont les murs sont recouverts d’écrans géants. L’un d’eux projette le serious game mis au point par le cabinet de conseil. "Il permet de vivre une transformation digitale de dix-huit mois en 18 minutes", précise Vanessa Lyon, directrice associée au BCG. Le cabinet de conseil prévoit d’adapter le jeu aux problématiques de ses clients.  

Les salles du centre ont des noms de figures historiques de l’informatique et du numérique – Lovelace, Sotashi, Hopper… - des citations sont projetées sur des écrans, une borne d’arcade rétro a été installée à côté de la machine à café... Une ambiance "start-up" un peu artificielle, mais le lieu n’est pas un "gadget", assurent les consultants. "Vous ne verrez pas de lunettes 3D en démonstration, l’idée n’est pas de tester des technologies", insiste Vanessa Lyon.

Petits robots

Dans l’une des salles, de petits groupes sont installés autour de tables rondes. Certains pianotent sur des ordinateurs des lignes de codes simplifiées. Ils apprennent à programmer un petit robot en forme de boule. "Nous leur faisons apprendre les bases du code. Si tout le monde n’a pas besoin d’apprendre le code, il est préférable de comprendre un peu comment cela fonctionne", explique Vanessa Lyon. La méthode d’apprentissage se veut aussi innovante. "Ils doivent programmer le robot selon une méthode classique d’innovation en V, et ensuite ils le reprogramment selon la méthode agile, par itération", explique Lionel Aré, directeur associé au BCG.

Bientôt six autres centres dans le monde

Quelques 80 salariés du BCG travaillent dans ce centre digital. Le cabinet de conseil sait que cette méthode d’accompagnement via des ateliers de travail et des expériences concrètes fonctionne. Il y a trois ans, le BCG inaugurait une usine école sur le plateau de Saclay. Une usine dans laquelle sont produits des bonbons, des scooters et des machines à laver, sur des lignes qui intègrent des technologies dites 4.0 (cobot, collecte de données..). "Le bilan de l’ICO (nom de l’usine école) est très positif. Nous avons reçu la visite de 2000 clients, français comme étrangers. Nous avons ouvert depuis six autres usines écoles dans le monde", résume Guillaume Charlin. les "Digital immersion center" devrait suivre la même route. Cinq à six créations de centres sont prévues dans les prochains mois. 

L’accompagnement de la transformation numérique des entreprises représente 40 % de l’activité du BCG dont le chiffre d'affaires s'élevait à 6,3 milliards en 2017 au niveau mondial. Une source de revenus qui ne devrait pas se tarir. "Nous ne sommes qu’au début de la transformation numérique", estime le directeur général.

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