L'affaire Carlos Ghosn perturbe la visite au Japon d’Agnès Pannier-Runacher

La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie ne fera aucun commentaire sur l’affaire qui secoue Nissan. Trop tôt. Mais l’arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo pour des soupçons de sous-évaluation de ses revenus entache la visite de la ministre venue défendre l’attractivité de la France.

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L'affaire Carlos Ghosn perturbe la visite au Japon d’Agnès Pannier-Runacher
Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des finances.

La nouvelle aura quelque peu plombé la visite de la ministre. L’arrestation à Tokyo de Carlos Ghosn, le président de Nissan, de Renault et de l’Alliance Renaud-Nissan-Mitsubishi, a jeté un coup de froid sur le déplacement au Japon d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances nommée mi-octobre lors du remaniement.

La ministre a entamé dimanche 18 novembre au soir une visite au Japon pour aller à la rencontre des milieux économiques locaux. Au menu, des rencontres avec les entreprises françaises présentes dans l’Archipel, des entretiens avec les ministres japonais des Finances et de l’Industrie, et des rendez-vous avec des dirigeants de grandes entreprises japonaises… dont Hiroto Saikawa, le dauphin de Carlos Ghosn devenu CEO de Nissan, qu’elle a cependant rencontré juste avant que le scandale n’éclate.

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Un sujet épineux

Sur l’affaire qui secoue Nissan, Agnès Pannier-Runacher se refuse toutefois à tout commentaire à chaud. Emmanuel Macron, au cours d’une conférence de presse en Belgique, a lui-même déclaré vouloir être très vigilant sur le sort de l’Alliance sans néanmoins se prononcer plus avant. Trop tôt, sans doute, pour commenter un sujet si épineux. L’Etat demeure en effet l’un des principaux actionnaires de Renault à hauteur de 15 %. L’Etat actionnaire s’est d’ailleurs régulièrement confronté à Carlos Ghosn à propos de la rémunération qui lui était versée au titre de Renault, allant jusqu’à voter contre le montant prévu.

Agnès Pannier-Runacher doit néanmoins poursuivre son déplacement à Tokyo pour valoriser l’attractivité de la France pour les investisseurs japonais. Sans relâche, elle défend les réformes entreprises par le gouvernement, insistant sur la flexibilisation du marché du travail, la réduction de la fiscalité, notamment de l’impôt sur les sociétés, et les mesures de simplification administrative.

Elle veut également surfer sur l’accord de libre-échange signé l’été dernier entre le Japon et l’Union européenne. Il devrait entraîner une réduction des droits de douanes dans certains secteurs comme l’agroalimentaire ou l’automobile, mais aussi faciliter l’accès aux marchés publics japonais des entreprises européennes.

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