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La tactique de Paris pour profiter du Brexit

Solène Davesne , , ,

Publié le

La région Ile de France, Paris et Business France installe un guichet unique pour aider les entreprises étrangères à s'implanter. Objectif : faciliter la vie à celles qui souhaiteraient traverser la Manche après le Brexit. 

La tactique de Paris pour profiter du Brexit
Campagne de communication de La Défense
© Paris-La Defense

Welcome ! C’est le message que veut adresser la France aux entreprises britanniques et en particulier au secteur financier secoué par le Brexit. Le Premier ministre Manuel Valls inaugure ce 3 novembre avec Valérie Pécresse, la présidente de la région et la maire de Paris Anne Hidalgo "choose Paris region", le nouveau dispositif d’accueil pour les investisseurs étrangers.

Hébergé dans les locaux de Paris région entreprises, dans le 19e arrondissement de Paris, le guichet unique met en commun les services de Business France, de la région Ile de France, Paris et la métropole du grand Paris. Il doit permettre de répondre aux questions concrètes – et en anglais - des entreprises qui souhaitent s’implanter dans le pays et à leurs salariés.
"Il faut répondre à leurs question sur l’immobilier la délivrance des titres de séjour, la scolarisation des enfants", avait annoncé Manuel Valls le 6 juillet devant les représentants de Paris Europlace. Paris espère profiter du Brexit pour attirer à elle des entreprises installées à Londres. La disparition du passeport européen pourrait contraindre des banques et fonds d’investissement à déménager une partie de leurs équipes dans la zone euro.

Un guichet anglophone à Bercy

Mais Paris n’est pas la seule à leur dérouler le tapis rouge. Francfort, Dublin ou Luxembourg jouent des coudes pour attirer la finance. Le gouvernement a décidé de mettre en place une équipe d'ambassadeurs chargés de convaincre les entreprises britanniques de traverser la Manche. A côté de l'ancien gouverneur de la banque de France Christian Noyer pour la finance, le patron de Safran Ross McInnes aura la charge de convaincre les milieux d'affaires. L'industriel a pour cela un double avantage: sa maitrise de la langue et sa bonne connaissance du pays pour avoir fait ses études à Oxford.

Pour rester dans la course, le gouvernement a aussi promis de rendre plus généreux le régime fiscal des impatriés et d’augmenter le nombre de sections internationales pour les enfants des salariés étrangers. Le gouvernement a aussi lancé il y a quelques mois "tax for business", un bureau anglophone au sein de Bercy pour répondre aux demandes fiscales des investisseurs étrangers. Le département des Hauts-de-Seine a lui lancé une campagne de communication humoristique ("tired of the fog, try the frog").

La course est pourtant loin d’être gagnée. Le gouvernement n'entend pas accorder à la finance un statut dérogatoire en matière de droit du travail, comme Paris Europlace le réclame.Surtout d'autres actions viennent brouiller le message. A l'Assemblée, les députés ont adopté une hausse –certes minime – de la taxe sur les transactions financières et ont choisi de revenir sur la fiscalité applicable aux actions gratuites, fixée dans la loi Macron un an plus tôt. Un mauvais signal pour les entreprises en quête de stabilité.

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