La sphère financière va devoir se préparer à la transformation digitale des PME

Pour l’Observatoire du financement des entreprises, les PME et ETI vont devoir multiplier leurs investissements immatériels pour se digitaliser. Les banques et fonds d’investissement vont devoir s’y préparer, en valorisant mieux ces projets. Et les chefs d’entreprises devront être capables de rendre leurs dossiers plus attractifs.

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La sphère financière va devoir se préparer à la transformation digitale des PME
Fabrice Pesin, le médiateur du crédit et le président de l'Observatoire du financement des entreprises.

L’accès au financement pour les projets de transformation numérique des PME et des ETI ne pose pas de problème, selon l’Observatoire du financement des entreprises. Pour l’instant… "Nous ne sommes qu’au début de la transformation numérique, souligne Fabrice Pesin, le médiateur du crédit et président de l’Observatoire du financement des entreprises. Il est possible et souhaitable que le système financier soit beaucoup plus sollicité sur ce type de projet."

Les acteurs de la finance sont-ils prêts à répondre à une vague de demandes sur ce sujet ? Pas sûr. Le financement de l’immatériel est souvent plus complexe à mettre en place, notamment parce que la banque ne peut pas prendre de garantie sur le bien financé.

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Des pistes d’amélioration

L’Observatoire préconise toutefois des pistes d’amélioration pour mettre de l’huile dans les rouages. D’abord du côté des chefs d’entreprise. "Il faut mieux préparer les projets de transformation numérique dans les entreprises, estime Fabrice Pesin. Il commence à y avoir des offres de conseil et d’accompagnement, il faut que le chef d’entreprise les connaisse." Ces aides peuvent en effet rendre le projet moins risqué, donc plus facile à financer. Le médiateur préconise également une approche par filière, pour mieux coordonner la transformation numérique de la chaîne de sous-traitance.

Les dépenses liées à la transformation numérique pourraient par ailleurs être, dans la mesure du possible, considérées comme des actifs immatériels. Ces dépenses sont, en général, plutôt considérées comme des charges au niveau comptable plutôt que des investissements. "Nous suggérons de faire une campagne de sensibilisation pour que toutes les marges de manœuvre comptables soient utilisées pour les passer en investissement", déclare Fabrice Pesin. Cela permettrait de valoriser ces dépenses comme du patrimoine immatériel, donc de rassurer les acteurs de la finance.

Valoriser le degré de digitalisation

Ces derniers doivent, de leur côté, faire un travail en interne pour mieux prendre en compte l’effort de digitalisation des entreprises. L’Observatoire milite pour la prise en compte du degré de digitalisation de l’entreprise dans les analyses crédit des agences de notation. "Des entreprises en retard par rapport à leurs concurrents auront sans doute une plus grande probabilité de faire défaut", explique le médiateur du crédit. Des expérimentations ont commencé dans des agences de notation, mais butent encore sur la difficulté à trouver les bons critères de numérisation.

Enfin, le médiateur du crédit appelle les banques et fonds d’investissement à poursuivre leurs efforts pour mieux financer les projets immatériels. "Le système bancaire est en train de s’adapter, souligne-t-il. Cela doit être prolongé et amplifié."

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