La SNCM est placée en redressement judiciaire

La compagnie maritime SNCM a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille. Une étape positive vers une reprise, selon Transdev, son actionnaire majoritaire. Une glissade vers la liquidation, selon les salariés.

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La SNCM est placée en redressement judiciaire

C’est fait. La SNCM a été placée en redressement judiciaire, vendredi 28 novembre, par le tribunal de commerce de Marseille, après quatre semaines d’atermoiements. La question posée à la justice était simple : "la SNCM est-elle en cessation de paiement ?".

A priori, la réponse ne faisait aucun doute, puisque l’actionnaire principal de la compagnie maritime, Transdev (66 % des parts) et l’Etat (25 %) avaient organisé le dépôt de bilan en demandant le remboursement de créances que la SNCM était dans l’incapacité d’honorer. La direction de la SNCM, comme Transdev, se félicite d’ailleurs de la décision de la justice.

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"Cette décision ouvre une nouvelle étape décisive pour l’avenir. L’entrée en redressement judiciaire marque le début de la période d’observation et va permettre de lancer officiellement l’appel d’offres pour les repreneurs", indique dans un communiqué la direction de la SNCM. Transdev renchérit : "Comme Transdev l’affirme depuis de nombreux mois, cette décision du tribunal de commerce de Marseille est la seule qui peut permettre de conserver une partie des activités de la SNCM et de sauver un maximum d’emplois." L’objectif est de trouver un repreneur qui puisse repartir sur des bases plus saines, en particulier par l’annulation du remboursement des 400 millions d’euros d’aides reçues de l’Europe.

Une épée de Damoclès

Du côté des salariés, qui détiennent 9% du capital, le son de cloche est très différent. Ils voulaient éviter la mise en redressement judiciaire, en considérant qu’il s’agit d’une première étape vers une liquidation pure et simple de l’entreprise. A la différence de la direction, ils craignent que la reprise de la SNCM ne l’exonère pas du remboursement des aides.

Une épée de Damoclès propre à décourager les rares repreneurs potentiels. Plusieurs candidats seraient intéressés. Autre risque soulevé par les salariés en cas de reprise, l’impossibilité de transmettre la délégation de service public vers la Corse qui court jusqu’en 2022 et qui doit assurer au total 600 millions d’euros de revenus. Sans elle, la viabilité de la SNCM ne serait plus qu’une chimère.

Patrice Desmedt

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