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La SNCM dépose finalement le bilan

Olivier Cognasse , , , ,

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La nouvelle vient de tomber. La Société nationale maritime Corse-Méditerranée (SNCM) a annoncé le dépôt de bilan aux représentants du personnel. Le redressement judiciaire restait la seule voie pour relancer l’entreprise.

La SNCM dépose finalement le bilan © @JeanbaptisteM - Flickr cc

Un comité d’entreprise extraordinaire convoqué ce 3 novembre au matin a été retardé par des salariés en colère. Ils ont interpellé le président du directoire, Olivier Diehl, sur la gestion de l’entreprise, lourdement déficitaire. Mais l’annonce attendue a bien eu lieu. La SNCM va déposer le bilan dans les prochaines heures.

Depuis vendredi 31 octobre, cette issue ne faisait plus aucun doute. Transdev, l’actionnaire majoritaire avait annoncé qu’il exigerait dès aujourd’hui, lundi 3 novembre, le remboursement de 103 millions d’euros de prêts et de 14 millions dus à Veolia. Au vu de sa situation financière, la SNCM ne peut en aucun cas rembourser ces créances. Un processus qui permet "enfin" de mettre l’entreprise en cessation de paiement et d’enclencher le redressement judiciaire réclamé à cor et à cri par l’Etat, actionnaire à 25 %, et par Veolia et Transdev. Une solution qui, selon eux, permet de sauver l’entreprise et de ne pas rembourser 440 millions d’euros d’aides gouvernementales jugées illégales par Bruxelles.

Trouver un repreneur

Dans les colonnes de L’Usine Nouvelle, Jérôme Nanty, le secrétaire général de Transdev, rappelait le 9 octobre dernier la position de son entreprise : "En tant qu’actionnaire majoritaire, Transdev tient un discours constant depuis plus d’un an. La SNCM est confrontée à deux problèmes majeurs : une exploitation chroniquement déficitaire (des pertes de 40 millions d’euros en 2013 et supérieures à 50 millions d’euros cette année) et les demandes de remboursement de Bruxelles. La compagnie n’a pas les moyens d’assumer ces remboursements. La seule solution est d’enlever l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête et seul un redressement judiciaire peut préserver un maximum d’emplois, le plus grand périmètre d’activités et éviter la liquidation totale."

Un redressement judiciaire qui permettra de trouver un repreneur mais qui n’évitera pas une casse sociale importante. Surtout, l’inquiétude est de mise chez les salariés. "La direction engage un dépôt de bilan alors même qu’elle reconnaît que le chemin est étroit entre le redressement judiciaire et la liquidation", a indiqué à l’AFP, Pierre Maupoint de Vandeul, l’un des représentants de la CFE-CGC, déplorant "une procédure collective pouvant se révéler irréversible". L’entreprise emploie aujourd’hui 1508 CDI. 

Olivier Cognasse

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