Economie

La saga d'Amazon continue avec la vente de voitures

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Dossier Le " géant " de la nouvelle économie s'associe au site Greenlight.com, spécialisé dans la vente de véhicules neufs.

La saga d'Amazon continue avec la vente de voitures

Sommaire du dossier

Fuite en avant ? Stratagème destiné à sortir l'entreprise du rouge ? Entêtement ? La saga de la diversification d'Amazon est encore loin du " happy end "! Malmené en Bourse, critiqué par les milieux financiers, qui lui reprochent " une stratégie hasardeuse de diversification ", le charismatique Jeff Bezos persiste et signe ! Dernière péripétie en date : la vente en ligne de voitures neuves, que le libraire en ligne aborde dans le cadre d'un partenariat avec Greenlight.com. Ce site, exclusivement dédié à la vente de véhicules neufs, a été créé l'an dernier aux Etats-Unis par Joel Manby, un transfuge de Saturn et de Saab (groupe GM). Si l'on en croit Jeff Bezos, " le modèle de vente de Greenlight respecte les intérêts à la fois des acheteurs, des revendeurs et des fabricants ". Concrètement, Greenlight s'appuie sur un réseau de revendeurs indépendants couvrant vingt-sept des plus grandes métropoles américaines (70 % du marché américain). Les 23 millions d'internautes américains qui fréquentent le site d'Amazon pourront ainsi accéder directement aux services mis en place par Greenlight. La palette des prestations proposées va du choix (modèle, marque, catégorie, prix) à la commande en ligne (y compris les options), en passant par tout un arsenal de facilités de financement. S'il porte ses fruits, ce partenariat devrait permettre à Amazon de " rentabiliser " son importante base de clientèle en évitant le dangereux écueil de la logistique, celui-là même qui l'a amené à s'allier à Toys'RUs cet été. Redonner confiance aux investisseurs Cette bouffée d'oxygène en perspective sera d'autant plus appréciée qu'elle arrive au moment où les investisseurs commencent à trouver le temps long. N'oublions pas qu'Amazon, qui pèse désormais 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires, est dans le rouge depuis sa création, en 1995! Les déboires de l'entreprise dans le jouet ont permis une véritable prise de conscience d'une réalité économique que résume Gene Alvarez, consultant au Meta Group : " Ce qui coûte le plus cher, c'est la logistique. " Pressé de toute part pour devenir une entreprise rentable, Amazon montre, sur un parcours de cinq années, combien la quête du bon modèle économique est encore hasardeuse. Un constat qui concerne les entreprises de la nouvelle économie, mais aussi les entreprises traditionnelles qui prennent en marche le train de l'e-business. L'Europe terre de promesses L'Europe sera-t-elle la bouée de sauvetage d'Amazon ? Les sites anglais et allemand de la marque, ouverts il y a un an, figurent déjà au hit-parade des sites les plus fréquentés par les internautes européens. Plus d'un million de clients dans chacun des deux pays s'y fournissent essentiellement en livres, CD, DVD et vidéo. Avec 14 % du chiffre d'affaires mondial, l'Europe est appelée à peser davantage. L'ouverture du site français, particulièrement laborieuse, sera effective cette semaine. Les difficultés n'ont pas manqué. La plus importante est sans nul doute la constitution d'une base de données de 400 000 références de livres français, qui aura coûté 40 millions de francs et nécessité une nouvelle saisie manuelle des données.

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