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"La révolution digitale créé un modèle hyper capitaliste et non inclusif ", s’inquiète Gilles Babinet

Marion Garreau , , ,

Publié le , mis à jour le 08/06/2018 À 08H44

Le "digital champion" Gilles Babinet a dévoilé jeudi 7 juin à la presse l’analyse des paradigmes économiques à l’heure du numérique qu’il fera à la conférence USI (unexpected source of inspiration). Une analyse qui l’amène à plaider pour une nouvelle approche politique face aux Gafa.

La révolution digitale créé un modèle hyper capitaliste et non inclusif , s’inquiète Gilles Babinet
Gilles Babinet, Digital champion de la France auprès de la Commission européenne.
© Xavier Popy - REA

"Pour avoir une pensée politique sur la révolution numérique, il faut comprendre quel modèle économique cette révolution crée" Tel est le postulat de Gilles Babinet, multi-entrepreneur et défenseur du numérique pour la France auprès de la Commission européenne. Le "digital champion" s’est donc prêté à cet exercice de décryptage, qui fera l’objet d’une présentation lors de la conférence USI (unexpected source of inspiration) fin juin et qu’il a dévoilé en avant-première à la presse jeudi 7 juin.

"La révolution digitale créé un modèle hyper capitaliste et non inclusif qui est vraiment inquiétant", a estimé Gilles Babinet, après avoir comparé le fonctionnement du modèle industriel du XXème siècle à celui créé par les géants des plateformes tels que les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Pour une vraie circulation des données

Selon l’entrepreneur, le modèle créé par Ford a permis de créer "un système expansif" car il repose sur la productivité de salariés faiblement qualifiés, poussant les employeurs à participer au financement de la formation et du système social. A l’inverse, "dans le modèle des plate-formes numériques, qui font travailler des indépendants et quelques salariés à haute valeur ajoutée, peu de personnes contribuent au système social et la richesse créée, du fait de son caractère immatériel, peut partir dans les paradis fiscaux".

Gilles Babinet plaide donc pour deux actions face aux Gafa : "Il faut les sanctionner sévèrement pour leur évasion fiscale et leur demander de financer leur disruption sociale." Outre la régulation, le digital champion appelle à de ses vœux une nouvelle vision politique face à la révolution numérique. "La portabilité des données est une première étape, mais pour réellement casser les barrières autour des Gafa, il faudrait une vraie circulation des données, qui permette à tout le monde d’exploiter leurs données dans le même timing", fait valoir le digital champion. Et de confier que l’idée n’avait pas vraiment séduit Sheryl Sandberg, la numéro deux de Facebook, quand il lui en a parlé.

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2 commentaires

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09/06/2018 - 03h30 -

Le public a le choix d'utiliser une plateforme ou une autre. S'ils n'ont plus le choix c'est un monopole. Ça me rappelle le débat du Made in France. Verbalement tout le monde est d'accord pour acheter français. Dès que le prix est affiché, les belles paroles s'envolent....
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08/06/2018 - 10h10 -

Ce "nouveau continent", que constitue l'espace du Numérique et du Web, possède les propriétés d'un nouveau territoire inconnu,. ouvert a toutes les curiosités et a toutes les convoitises. Seule vraie différence avec les "anciens continents déja connus" est que pour y accéder et y vivre, nous les Humains, nous avons tous besoin d'un "device" non.issu de la Nature. Ce device étant construit par des Humains, il en possède les qualités et les défauts de l'esprit humain mais aussi tous les désirs de puissance et de domination ! Nous avons "toujours" besoin d'une "interface numérique" pour entrer et vivre sur ce "nouveau continent" car nos 5 sens y sont inutiles... Les Maîtres de ce nouveau monde ne peuvent être que des concepteurs et fabricants de ces interfaces obligatoires ! Si les Humains pour communiquer et coopérer ne peuvent plus se passer de ces interfaces, alors ils sont tous destinés à devenir les esclaves de ces "nouveaux Maîtres" sauf à y créer un nouveau "gouvernenement"
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