La rémunération de Carlos Ghosn remise en cause par le patronat français

Les Echos ont publié la lettre envoyée au patron de Renault par le Haut comité du gouvernement d'entreprise. L'instance en charge du code de bonne gouvernance Afep-Medef remet en cause la décision du conseil d'administation de la marque au losange sur la rémunération de Carlos Ghosn.

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La rémunération de Carlos Ghosn remise en cause par le patronat français

Le Haut comité du gouvernement d'entreprise (HCGE) remonté contre Carlos Ghosn. Les Echos ont publié ce jeudi 26 mai le courrier envoyé au patron de Renault par cette instance en charge du code de bonne gouvernance Afep-Medef. Suite à la décision du conseil d'administration de la marque au losange de ne pas prendre en compte la décision prise en assemblée générale des actionnaires contestant la rémunéation de Carlos Ghosn, le HCGE avait indiqué examiner la situation et envisageait de réviser son code de bonne conduite pour les patrons.

Le cumul des rémunérations pose question

Ce courrier, daté du 19 mai dernier et signé par le président du HCGE Denis Ranque, met notamment en avant le principe "d'exhaustivité" du code Afep-Medef, soulignant "la situation très particulière constituée par le cumul de la rémunération attribuée par Renault et celle au titre de la présidence de Nissan". Renault possède en effet 43,4% des droits de vote chez le constructeur japonais.

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Le haut comité pose ainsi la question du cumul des deux rémunérations, qui permet à Carlos Ghosn d'afficher un revenu supérieur à 15 millions d'euros (soit plus du double des 7,251 millions d'euros déjà versé par Renault) : "Ou bien Renault et Nissan sont effectivement deux grandes entreprises autonomes, et dans ce cas, il faudrait justifier soigneusement comment, en termes de disponibilité, la direction générale peut être exercée par une seule personne et écarter la critique de certains observateurs qui considèrent que la rémunération très élevée dans le cadre de Renault correspond à une fonction à 'mi-temps'.

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Le courrier poursuit : "Ou bien, compte tenu de la proportion des actifs et de la contribution aux résultats de Renault représentées par cette participation , la performance du dirigeant de Renault est indissociable de celle du président de Nissan et le conseil d'administration du premier doit raisonner sur l'ensemble des deux fonctions, en termes de rémunération et d'appréciation de la performance du dirigeant. Dans ce cas en outre, les actionnaires de Renault devraient disposer d'informations détaillées sur la rémunération au titre de Nissan, et sur les mécanismes incitatifs qu'elle comporte, pour se prononcer en toute connaissance de cause".

Eviter une remise au cause du régime de régulation professionnelle

Remettant en question la décision du conseil d'administration, le HCGE estime "indispensable" que les dirigeants de Renault se réunissent de nouveau, "d'ici quelques semaines au plus tard" et que "des mesures significatives pour concrétiser cet engagement d'étudier une évolution du mode de rémunération". Face à la menace d'une loi pour limiter les rémunérations dans le privé, via des décisions contraignantes des actionnaires par exemple, le comité prévient : "la décision du conseil dans cette affaire aura des conséquences importantes pour l'entreprise elle-même, mais aussi pour préserver notre régime de régulation professionnelle, dont il est souhaitable qu'il ne soit pas remis en cause."

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