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La reconversion économique de l’ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge en bonne voie

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La reconversion économique de l’ancienne Base Aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge (Essonne) devrait permettre de reconstituer les quelque 3 000 emplois perdus avec la cessation des activités militaires.

La reconversion économique de l’ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge en bonne voie
La reconversion économique de la Base Aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge est en passe d’être gagné grâce au partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales.
© Mairie de Brétigny-sur-Orge

Six ans après l’annonce de la fermeture de la Base Aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le pari de sa reconversion économique est en passe d’être gagné grâce au partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales. "L’objectif de reconstitution des quelque 3 000 emplois perdus avec la fermeture de la base sera atteint voire dépassé avec la création de nouvelles activités", se félicite Jean-Benoît Albertini, préfet de l’Essonne.

En 2012, l’Etat a signé, avec les collectivités territoriales, un Contrat de redynamisation des sites de Défense (CRSD) organisant la cession à titre gratuit de 300 des 750 hectares de la base et l’octroi d’une aide financière de 4 millions d’euros. A charge pour les pouvoirs publics locaux de la valorisation économique de ces terrains.

Amazon réduit la voilure

Le plus gros employeur attendu est aujourd’hui Amazon. Le champion de e-commerce a acquis 31 hectares et y fait construire un bâtiment de 60 000 m² sur plusieurs étages. Il hébergera une unité de préparation de commandes ultra robotisée qui emploiera environ 1 000 salariés et serait "opérationnel début 2019" selon Sylvain Tanguy, président de la Société publique locale AIR 217 (Aménagement Innovation Reconversion 217) en charge du développement du site.

Amazon vient toutefois de doucher l’enthousiasme des aménageurs en renonçant à construire, comme c’était prévu, un second bâtiment logistique, plus petit, attenant au premier. Une seconde installation qui aurait représenté 700 emplois supplémentaires avance Sylvain Tanguy. Pour autant Amazon, s’il revient sur sa décision comme l’espère les responsables de la SPL, dispose encore du foncier nécessaire à la poursuite de ce second projet.

Fabrique de petits pains

D’autres programmes industriels sont en cours de concrétisation. East Balt, filiale du groupe mexicain de boulangerie industrielle Bimbo va construire une usine de fabrication de petits pains destinés à la restauration rapide. Elle viendra en complément d’une installation similaire que le groupe fait fonctionner depuis de nombreuses années à Grigny (Essonne). "Le projet est proche d’être terminé et les aménagements extérieurs sont en cours. L’activité devrait démarrer avant la fin de l’année entraînant la création de quatre cents emplois", détaille Sylvain Tanguy.

Accolé à cette usine, la société Stef fait construire un site logistique tri-températures de 11 000 m². Une opération entrant dans le cadre du développement des activités de restauration hors domicile du groupe et qui devrait créer 100 emplois sur un horizon de deux ans.
Dans le même secteur de la base, le fabricant de peintures techniques Bollig & Kemper France vient de poser la première pierre de sa future usine de production de vernis et de bases hydro fluides.

Cette unité qui entrera en service en 2020 emploiera une centaine de salariés qui seront transférés de l’actuelle usine de la société à Fleury-Mérogis. Un autre projet voisin concerne l’implantation d’un site de répartition pharmaceutique de la société ID Logistics Santé.

"L’entreprise est en train de déposer le permis de construire. Elle pourrait commencer les travaux en 2019 pour une livraison un an plus tard. 450 emplois sont prévus", indique encore Sylvain Tanguy.

Un haut lieu de la filière des drones professionnels

Le développement du cluster des drones professionnels, dont l’épicentre est situé sur l’ancienne BA 217, constitue un autre axe fort de sa renaissance. Ce projet s’inscrit dans la longue tradition aéronautique du site qui abritait jusqu’en 2001 le Centre d’essais en vol. "Nous disposons d’un grand espace de vol. A partir du moment où les entreprises viennent effectuer des vols nous pouvons leur proposer des locaux pour travailler, mettre au point leurs machines ainsi que les services du cluster", détaille Jean-Philippe Bonhomme le directeur général du cluster.

Ce dernier met déjà un bâtiment à disposition des entreprises et la SPL AIR 217 va en construire un autre comprenant un espace de vol indoor, des espaces partagés, des bureaux pour les startups. Le cluster vient également d’organiser sur la base la première édition du salon des drones professionnels en Île-de-France. La SPL vient de lancer son projet Security Park. Il s’agit d’un parc immobilier situé dans un secteur bénéficiant du statut de zone civile renforcée. "Notre objectif est d’y accueillir des entreprises matures devant répondre aux exigences des grands groupes en matière de sécurité et de confidentialité", indique encore Sylvain Tanguy.

Enfin, la SPL a cédé 20 hectares à la société de production cinématographique TSF pour y installer un "back lot", une zone de construction de décors à ciel ouvert qui a déjà accueilli plusieurs tournages.

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