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L'Usine Agro

La production de blé française rebondirait de 34% en 2017

Franck Stassi , , , ,

Publié le

Bonne nouvelle Après une campagne 2016 au plus bas, les céréaliers français devraient retrouver le sourire. Une hausse de la production de blé estimée à 34% est attendue à l’issue des moissons.

La production de blé française rebondirait de 34% en 2017 © Flickr/cc Vikum Saunders

Après une campagne 2016 historiquement faible, la production française de blé, dont les moissons se déroulent actuellement, devrait s’apprécier de 34%, à 36,8 millions de tonnes (Mt) selon les données du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le rendement s’élèverait à 71,5 quintaux par hectare (q/ha), légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale (70,9 q/ha).

Une forte hétérogénéité des récoltes est à prévoir : si les rendements sont annoncés comme "bons" au nord de la Seine et en Ile-de-France, "corrects" de la Bretagne à la Franche-Comté ainsi que dans le Sud-Ouest, dans la moyenne en Champagne-Ardenne et "très élevés" en Alsace, ils chuteraient en revanche de 17% par rapport à la moyenne 2012-2016 en Lorraine, conséquence d’un manque de pluie et d’épisodes de gel.

Cheval de bataille de la profession depuis plusieurs années, le taux de protéines s’annonce "très satisfaisant", se réjouissent les équipes de l’établissement public France AgriMer, tout comme les temps de chute de Hagberg, qui mesurent la qualité des blés destinés à la panification.

"On va manquer de blé protéiné dans le monde"

Grâce à ces atouts, la France pourra partir plus sereinement à l’assaut des marchés mondiaux, qui ont besoin de matières. "Dans le monde, on aura assez peu de blé de bonne qualité : on va manquer de blé protéiné, et aura beaucoup de blé fourrager. Les récoltes sont encore révisées à la baisse au Canada et aux Etats-Unis. En Europe, des inondations en Allemagne ont altéré la qualité des blés, tout comme en Angleterre. Les Anglais vont devoir importer des blés meuniers, avec une demande estimée à 600 000 tonnes. Les récoltes sont vraiment bonnes en Russie, même si nous avons des doutes sur la qualité", explique Renaud de Kerpoisson, président-fondateur du cabinet de conseil Offre et demande agricole. D’après le département américain de l’Agriculture (USDA), la production mondiale de blé perdrait 1,57% entre les campagnes 2015-2016 et 2016-2017, à 743,1 Mt.


D'autres productions au beau fixe

La campagne céréalière s’annonce aussi au beau fixe sur d’autres productions, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : +21% en blé dur, +18% sur les orges (avec, en Lorraine, les mêmes difficultés que celles rencontrées sur le blé) et +9% sur le maïs. Les oléagineux n’échappent pas à la règle, avec une récolte record de 5,4 Mt sur le colza. "Quand on sait qu'une tonne de colza se vend environ deux fois plus cher qu'une tonne de blé, et que la bonne qualité de la graine peut déboucher sur une prime d'huile qui vient s'ajouter au prix à la tonne, on peut parler de soulagement pour les agriculteurs, durement touchés l'an dernier. On manque tellement de colza que, malgré cette dépréciation du dollar, les prix restent hauts", observe Renaud de Kerpoisson.

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