La ministre Myriam El Khomri, une nouvelle tête pour un nouveau droit du travail

François Rebsamen a une remplaçante au ministère du Travail : Myriam El Khomri, jusqu’ici secrétaire d’Etat chargé de la politique de la ville. C’est à elle que reviendra la réforme du droit du travail promise par Manuel Valls. Une tâche à hauts risques politiques pour la benjamine du gouvernement, qui hérite d'un gros ministère.

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Personne n’avait vu venir son nom : Myriam El Khomri, jusqu’ici secrétaire d’Etat en charge de la politique de la Ville, a été nommée ce mercredi 2 septembre ministre du Travail, en remplacement de François Rebsamen, démissionnaire. Une nomination surprise, d’une femme, jeune, qui permet à l’exécutif d’éviter les interprétations trop politiques…D’autant qu’on ne lui connaît pas d’adhésion à l’une des chapelles socialistes.

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Benjamine du gouvernement, âgée de 37 ans, cette élue du 18e arrondissement de Paris et du conseil de Paris, repérée par Bertrand Delanoë puis adoubée par Anne Hidalgo, avait été nommée aux côtés du ministre de la Ville Patrick Kanner en août 2014. Son ascension politique d’une rare rapidité s’expliquerait par le bon travail de terrain réalisé dans ses fonctions de secrétaire d’Etat à la Ville, son tempérament optimiste, et son bon contact en général (lire le portrait publié par Libération lors de sa nomination au secrétariat d’Etat à la Ville).

Une réforme qui divise la majorité

Ses sujets de prédilection la portaient plutôt, jusqu’ici, sur la prévention de la délinquance et l’intégration. Avec le travail, l’emploi, la formation professionnelle et le dialogue social – l’intitulé du poste n’a pas changé - un nouveau champ s’ouvre à elle. Pas le plus facile. Outre les commentaires de la courbe du chômage qui l’attendent tous les mois, et dont dépend la candidature de François Hollande en 2017, Myriam El Khomri devra affronter d’autres orage, notamment la réforme du droit du travail, dernière grande réforme sociale du quinquennat confirmée par Manuel Valls à l’université d’été du PS.

Or cette réforme ne manquera pas de susciter des remous au sein de la majorité, entre partisans et opposants d’une plus grande place accordée aux accords d’entreprise. Et parmi les partenaires sociaux, où elle est quasi inconnue.

Cécile Maillard

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