La grande guerre, machine à cash des industriels stéphanois

Le musée "d'Art et Industrie de Saint-Etienne" présente cet automne une exposition sur le rôle du tissu industriel stéphanois dans la grande guerre de 14-18. mine, sidérurgie, mécanique, textile, la région est le véritable "arsenal armurier de l'arrière". Avec à la clé de gros profits... qui feront débat.

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Affiche musée st Etienne

Exposition "Bénéfices de guerre, guère de bénéfices ? 14-18"
Du 9 octobre 2015 au 14 mars 2016 Musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne 2, place Louis Comte, 42026 Saint-Etienne Cedex1
Septembre 1914 : les bassins industriels du Nord et de l’Est de la France sont envahis par les troupes allemandes. La France doit réorganiser son industrie afin de continuer à équiper son armée. Le tissu industriel stéphanois (mine, sidérurgie, mécanique, textile) devient alors, "dans des proportions jamais atteintes, le véritable arsenal armurier de l’arrière", indique le dossier de l’Exposition "Bénéfices de guerre, guère de bénéfices ?", qui ouvre début octobre au musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne. Des "groupements industriels régionaux" sont ainsi créés dès le début de la guerre.

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Près de 200 objets -notamment des armes comme le fusil Lebel et la mitrailleuse - sont ainsi exposés, rappelant le passé industriel de guerre de la région stéphanoise. L’exposition suit le parcours de neuf personnages fictifs, cinq hommes, trois femmes et un enfant.

Le conflit selon les organisateurs de l'exposition "aura apporté une relance inattendue de l’économie française et du bassin stephanois".

Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond. Collection musée d’Art et d’Industrie.St Etienne

Certains industriels en profiteront, voyant leur chiffre d’affaires exploser, suscitant de nombreuses critiques contre les " profiteurs de l’arrière". Renault par exemple a vu son chiffre d'affaires passer de 53,9 millions de francs avant-guerre à 249 millions de francs en 1919. Le Parlement adoptera le 1er juillet 1916 une loi taxant les bénéfices réalisés par les fournisseurs de l’Etat.

"Cet impôt entend rééquilibrer les résultats financiers des privés à l’effort de guerre sans qu’elle soit source d’enrichissement. Face à la complexité des modalités d’application et à la mauvaise volonté des industries, la mesure s’avère être un échec", note le dossier.

La question des profits de guerre ressurgira quelques années plus tard, en 1938, via une nouvelle loi interdisant aux sociétés travaillant pour la défense nationale d’engendrer des bénéfices.

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