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La France veut orienter le plan Juncker vers les start-up

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Bercy veut que les start-up bénéficient de ce plan de relance européen grâce à une gestion décentralisée. Avec pour objectif affiché que les start-up européennes deviennent plus facilement des leaders mondiaux.

La France veut orienter le plan Juncker vers les start-up © Eric Caballero - Flickr - C.C.

Les start-up françaises pourraient bien profiter d’une partie des 315 milliards d’euros d’investissements disponibles entre 2015 et 2017 en Europe pour relancer la croissance. C’est en tous cas le message de Bercy qui rappelle "qu'en France, lorsqu’on parle d’investissements, ce n’est pas que les ponts, les routes et le TGV" alors que les grands projets tels que la navette Charles de Gaulle express et le projet de ligne TGV Lyon-Turin sont aussi évoqués. Paris veut que la majorité des 5 milliards d’euros qui doivent être investis en capital, soit destinée au capital-risque afin d’aider le développement de PME innovantes. La France manque de business angels mais les performances nationales sont plutôt satisfaisantes dans la période d’amorçage des start-up, toujours selon Bercy.

L’objectif affiché de ces nouveaux investissements est de leur permettre de devenir des leaders mondiaux. En Europe, 70% des levées de fonds supérieures à 10 millions d’euros font intervenir actuellement des fonds américains. L’entourage de Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et de l’Industrie, compte sur l’émergence de fonds d’investissement supérieurs à 300 millions d’euros afin "d’assurer une souveraineté européenne dans le financement des start-up".

Gestion décentralisée du plan Juncker

Pour améliorer l’efficacité du dispositif, Bercy voudrait que Bruxelles délègue la sélection des dossiers à un acteur hexagonal afin que la "gestion du plan d’investissement soit décentralisée pour une plus grande efficacité auprès des PME". Le Fonds européen d’investissements stratégiques (FEIS) devra mettre en œuvre le plan Juncker au cours de l’année.

Paris essaie aussi d’établir des accords avec ses voisins européens afin de défendre plus efficacement ses projets à Bruxelles. Une liste commune a déjà été définie avec Rome alors qu’une autre pourrait voir le jour avec Berlin d’ici le conseil des ministres franco-allemands le 31 mars. La France comme l’Allemagne et l’Italie vont abonder chacun de 8 milliards d’euros afin de cofinancer des projets dans le cadre du plan Juncker.

Les fonds nationaux proviendront de la Caisse des dépôts et consignations (5 milliars d’euros) et de la Banque publique d’investissements (Bpifrance) à hauteur de 3 milliards d’euros suivant un mode de répartition encore sujet à évolution. Cette opération devrait être réalisée grâce au redéploiement de crédits existants. L’Espagne abondera, elle, à hauteur d’1, 5 milliard d’euros. Les ministres des Finances des États membres ont donné leur accord sur ce plan, le Parlement européen doit se prononcer d’ici à juin pour une mise en œuvre espérée cet été. 

Adrien Schwyter

Qu’est ce que Le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS)

C’est le bras armé du Plan Juncker. Il sera géré et hébergé par la Banque européenne d’Investissement (BEI) et co-financé par la BEI (5 milliards) et le budget européen (16 milliards). La commission parie sur le fait que ces 21 milliards mobiliseront par effet de levier des investissements privés pour atteindre au total 315 milliards d’euros. Un effet multiplicateur de 15. Concrètement les fonds publics interviendront sur les tranches les moins sûr des projets (fonds propre et dette subordonnée) tandis que le privé investirait dans les tranches financières les plus protégées. La sélection des projets sera  établi par un comité des investissements du FEIS et un guichet unique se met actuellement en place pour  servir de plateforme de conseil en investissement. Les Etats-membres ont déjà fait remonter plus de 2000 projets. 

 

 

 

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