La France ouverte aux investissements chinois mais sans pillage, dit Bruno Le Maire

Interrogé en marge de la visite d'Emmanuel Macron en Chine, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a expliqué refuser "beaucoup" de projets d'investissement chinois, préférant les "investissements sur le long terme" aux "investissements de pillage" de l'économie française.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

La France ouverte aux investissements chinois mais sans pillage, dit Bruno Le Maire
Bruno Le Maire a expliqué refuser "beaucoup" de projets d'investissement chinois, préférant les "investissements sur le long terme" aux "investissements de pillage" - Photo d'archive

PEKIN (Reuters) - Tous les investissements chinois en France sont passés en revue par le ministère de l‘Economie, qui compte renforcer les mesures de protection des intérêts stratégiques nationaux, a déclaré mardi Bruno Le Maire, qui accompagne Emmanuel Macron en Chine. Des investissements chinois, “j‘en refuse beaucoup”, a dit le ministre de l‘Economie et des Finances à des journalistes. “On accepte des investissements sur le long terme et pas des investissements de pillage”, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire a également fait part de son intention de renforcer le “décret Montebourg” de 2014, qui prévoit qu‘un groupe étranger désireux de prendre le contrôle d‘une entreprise française dans les secteurs de l’énergie, des transports, des télécoms, de l‘eau ou de la santé doit au préalable obtenir l‘autorisation de l‘Etat. “J‘ai déjà utilisé le ‘décret Montebourg’ mais je compte le renforcer car il est très limité”, a dit Bruno Le Maire, en évoquant des “précisions” à ce sujet le 15 janvier, date à laquelle il doit présenter ses voeux.
Emmanuel Macron, qui est accompagné d‘une cinquantaine de dirigeants d‘entreprises et de plusieurs ministres, a proposé mardi d‘ouvrir davantage la France aux investissements chinois en échange d‘un meilleur accès des entreprises françaises à ce marché de plus d‘un milliard de consommateurs. La question de la réciprocité et de l’équité commerciale, ainsi que la protection des intérêts stratégiques européens, a été au coeur d‘une initiative de la France, l‘Allemagne et l‘Italie l’été dernier.
La Commission européenne a depuis fait part de sa volonté de renforcer le contrôle des investissements étrangers dans les secteurs stratégiques.
Pour Reuters, Michel Rose, avec Myriam Rivet pour le service français, édité par Jean-Baptiste Vey

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS