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La France a de plus en plus la cote auprès des entreprises américaines

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Les entreprises américaines installées en France font preuve d’un grand enthousiasme pour les premières mesures du quinquennat et prévoient d’augmenter leurs effectifs. L'image de la France s'en ressent positivement. Mais leurs maisons-mères restent encore à convaincre selon le dernier baromètre sur l’image de la France réalisé par l’American Chamber of Commerce in France.  

La France a de plus en plus la cote auprès des entreprises américaines
Robert Vassoyan, CEO de Cisco France et Président de l’Amcham
© DR

Six mois après le début du quinquennat les entreprises américaines installées sur le territoire national font preuve d’un optimisme historique sur leurs perspectives. 72 % d’entre elles jugent positive l’évolution du contexte économique en France pour leur secteur d’activité sur les deux, trois ans à venir selon l'étude menée par Bain & Company pour l'American Chamber of Commerce in France.

"Depuis 18 ans que nous réalisons cette enquête nous n’avons jamais connu de score aussi élevé", déclare Robert Vassoyan, président de Cisco France. Il y a seulement trois ans, seules 24 % des entreprises émettaient une opinion positive. Autre élément-clé, le panel des 156 entreprises interrogées mise majoritairement sur une augmentation de leurs effectifs en France dans les années à venir. Et de nombreuses mesures du programme de gouvernement recueillent une perception positive à commencer par la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés, l’évaluation de la santé d’une entreprise sur son périmètre français pour les licenciements économiques, les nouvelles mesures de simplification administrative, la fusion des instances représentatives du personnel.

Besoin de pédagogie

La seule mesure qui fait un peu tiquer est le projet de "Contrôle des investissements étrangers pour protéger les secteurs stratégiques". Une attitude de méfiance un peu curieuse pour des entreprises venant d’un pays qui n’hésite pas à brandir l’intérêt national pour interdire des acquisitions ou des fusions sur ses propres secteurs stratégiques. Cependant, pour Robert Vassoyan cette inquiétude relève plus d’une incompréhension, car ce n’est pas selon lui l’allié américain qui est visé mais plutôt les investissements chinois en Europe. "Et c’est donc une affaire de pédagogie et d’explications que le gouvernement et nos entreprises doivent mener". De même le French Tech Visa, lancé en juin dernier est jugé très efficace par ceux qui le connaissent… c’est-à-dire 10 % des entreprises américaines. 

Opportunités à concrétiser

Malgré toutes ces notes positives, il y a loin de la coupe aux lèvres. "Les perceptions positives ne se traduisent pas encore par une réalité de recommandation d'investissement dans le pays. 21 % des dirigeants recommandent la France tandis que 46 % restent encore neutres", analyse Marc-André Kamel associé chez Bain & Company. Conséquence logique : les maisons-mères restent prudentes et leur perception de la France par rapport à d’autres destinations d’investissement comparable reste majoritairement "mauvaise à moyenne" à 52 % (contre certes 70 % l’an dernier). "Il existe une attente mais ce n’est pas un aboutissement. Il y a une foi dans la capacité du pays, de son leadership a accéléré les réformes. C’est une opportunité. La clé sera de ne pas décevoir", prévient Robert Vayossan.

Car l’effet Macron, s’il est réel, n’a pas terrassé l’attractivité de l’Allemagne ou du Royaume-Uni (même après le Brexit). Si la France est "très bien positionnée pour les activités de de R&D grâce au Crédit d'impôt recherche et à son écosystème de start-up avec qui nous pouvons travailler sur le futur de l’ascenseur connecté, témoigne Pierre Dejoux, le président d’Otis New Equipment qui compte 13 sites industriels et quatre centres de R&D en France, elle n’a pas encore gagné la bataille des sièges sociaux". Pour les cadres supérieurs des groupes américains qui prennent ce type de décisions, l’un des irritants majeurs pour s’installer en France restent la fiscalité des particuliers, la lourdeur des démarches, ou le climat social.

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