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La Fimif veut être le Greenpeace du made in France

Marine Protais

Publié le

Made in France La Fédération indépendante du made in France a officialisé sa création jeudi 3 septembre. Elle souhaite accompagner les entreprises désirant produire en France, organiser des actions militantes et publier des études pour faire pression sur les acteurs politiques et économiques.

"Le made in France a déjà de multiples labels, des organisations régionales, un salon, des annuaires… mais pas de lieu pour rassembler les producteurs français tous secteurs confondus, ni d'organisme militant ", explique Amandine Hesse, la présidente de la Fédération indépendante du made in France (Fimif). L'organisation créée en juillet 2015 a officialisé son lancement vendredi 3 septembre, à Paris.

"Nous ne sommes pas un label"

"Nous ne sommes pas un label", martèle Charles Huet, l'un des porte-paroles de la Fimif, face à la confusion des entrepreneurs présents à la conférence de lancement. "Nous demandons aux entreprises adhérentes d'avoir au moins un produit estampillé Made in France, mais être adhérent à la Fimif ne doit pas être un outil de communication."

L'organisation souhaite accompagner les entrepreneurs soucieux de produire français. 80 entreprises ont déjà adhéré à la Fimif, dont la brasserie parisienne BapBap et le fabricant de jeans normand Remade in France. La fédération met à leur disposition une plateforme numérique d'échanges, les aide à trouver des fournisseurs locaux, et les met en relation avec des développeurs, webdesigners ou agences de communication. Une conférence de "partage d'expériences" sera organisée chaque trimestre. La première se tiendra au MIF Expo, le salon du Made in France, le 6 novembre.

Distribuer des tracts, organiser des happenings

La Fimif s'adresse aussi aux consommateurs, ou plutôt aux "consomm'acteurs". "Nous allons leur fournir des outils comme des tracts et un manuel d'actions, explique Charles Huet. Nous prévoyons d'organiser des happenings, par exemple devant un H&M pour dénoncer les conditions de travail de leurs usines de confection. On veut être le Greenpeace du made in France, aime répéter le porte-parole. Si nous avions existé durant l'affaire Lejaby par exemple, on aurait peut-être pu changer le cours des choses grâce à la mobilisation."

L'organisation ne souhaite pas s'associer à un parti politique. Elle se dit toutefois disposée à travailler avec l'association "Vive la France" lancée par Yves Jégo et Arnaud Montebourg en juin 2015 et dont les premières Assises du produire en France auront lieu en le 10 et 11 septembre. Les deux associations partagent la même volonté d'aider les producteurs français.

Des études pour faire pression sur les acteurs politiques et économiques

Pour son lancement en juillet 2014, la Fimif avait publié une étude sur l'origine des produits dérivés (goodies) des partis politiques, reprise par 50 médias (dont L'Usine Nouvelle). Depuis, certains partis, dont le Parti socialiste et Les Républicains, ont changé de fournisseurs. La Fimif souhaite publier régulièrement du contenu sur le made in France pour faire pression sur les acteurs politiques et économiques (musées, grandes entreprises). La prochaine étude sortira le 6 novembre et mesurera l'impact sur l'emploi d'un jean fabriqué en France.

Marine Protais

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