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"La fille du patron", pénibilité, amour et rugby dans une usine de maille

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Enfin un film où la vie dans une usine n’est pas dépeint comme un long calvaire. Olivier Loustau, l’un des acteurs fétiches d’Abdellatif Kechiche, passe à la réalisation en nous offrant une comédie dramatique où le sport, l’amitié et l’amour nourrissent la vie au travail et vice-versa. Avec en prime la peinture pleine de finesse d’un collectif humain avec ses doutes, ses peines et son énergie.

Les entreprises citées

Alors que les décrets pénibilité viennent de paraître, le cinéaste Olivier Loustau nous offre enfin une réjouissante perspective autour de ce sujet qui donne des cauchemars aux patrons. Rappelant au passage que la prévention de la pénibilité avant de rimer avec les affres d’un compte était une démarche humaniste et positive.

Dans l’usine de maille où se passe le film, on s’intéresse donc à la pénibilité mais pas seulement. On tricote des fils de laine et des relations humaines. Relations d’autant plus solides qu’elles se poursuivent au sein de l’équipe maison de rugby qui associe opérateurs, commerciaux et responsable de production.

Un jour Alix, la fille du patron, étudiante en ergonomie, déboule incognito pour réaliser une étude terrain. Elle pose des capteurs cardiaques, mesure des angles de mouvement d’articulations, bref elle "étudie les corps au travail" comme elle l’explique aux salariés déstabilisés par son intervention.

Mais, les corps s’ils s’échinent et se contorsionnent dans l’atelier sont aussi le moyen d’activités plus plaisantes, celles de l’amour, du sport, et de l’exultation des troisièmes mi-temps.

Car Alix (Christa Theret) tombe sous le charme d'un ténébreux et vigoureux chef d'atelier et capitaine de l’équipe de rugby dont le couple bat de l’aile.  

De cette PME, frêle esquif ou patron et salariés sont embarqués sur la même mer houleuse de la mondialisation, surgit un formidable collectif. Ni mièvre, ni caricatural, le film d’Olivier Loustau, également acteur principal, nous fait entrer avec subtilité au cœur de cette PME de province.

La relation entre la fille du patron et Vital le chef d’équipe vient perturber le quotidien, tandis que s’accentuent les difficultés économiques et la perspective d’une vente. Le monde de l’industrie, la vie de province, le sport amateur  est peint sans fard mais sans misérabilisme. C’est au contraire un bel optimisme qui s’en dégage.

Le film a été tourné dans l’usine Bel Maille de Roanne, fermée en 2014. Certains acteurs non professionnels sont d’anciens salariés du site. La première projection privée leur a été réservée. 

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