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La filière VTC à l'origine d'un emploi sur quatre créé en Île-de-France au premier semestre 2016

Pierre Monnier , ,

Publié le

Au premier semestre 2016, un emploi sur quatre créé en région parisienne est lié au Véhicules de transport avec chauffeur (VTC). D'après une étude BCG, la croissance de la filière VTC ne va pas ralentir. D'ici à 2022, la filière emploiera 80 000 personnes.

La filière VTC à l'origine d'un emploi sur quatre créé en Île-de-France au premier semestre 2016 © uber

La croissance de la filière des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) n'est plus à prouver. Et elle ne va pas s'arrêter d'après une étude du cabinet de conseil BCG. D'après elle, en seulement quatre ans d'existence, "la filière VTC est déjà porteuse de bénéfices pour la croissance, l'emploi et la mobilité". En 2016, elle contribue à 0,04% du PIB français et 2% de sa croissance. Mais c'est en Île-de-France que l'impact est significatif, avec 0,1% du PIB régional et 6% de sa croissance. La filière y réalise 90% de son chiffre d'affaires, établi à 800 millions d'euros cette année.

Une filière créatrice d'emploi

Au premier semestre 2016, la filière VTC a participé pour un quart des créations d'emplois en Île-de-France. Sur les 22 000 chauffeurs VTC, près de la moitié était sans activité. Leur salaire net s'élève entre 1 400 et 1 600 euros par mois. Le cabinet de conseil BCG estime que leur nombre va à minima doubler, voire quadrupler pour atteindre 80 000 conducteurs dans six ans.

D'ici à 2022, l'étude table sur un chiffre d'affaires de la filière VTC de 3,9 milliards d'euros. Un point positif pour l'Etat puisqu'il toucherait 1,7 milliards d'euros de recettes fiscales. Le BCG pointe également que l'essor du VTC bénéficie à un écosystème d'acteurs composé de "vendeurs et loueurs de voitures, des assureurs, des cabinets d'expertise comptable et des centres de formation et d'examen agréés". En moyenne, 25% du prix d'une course revient aux acteurs de cet écosystème.

Des précautions à prendre

L'étude du cabinet de conseil relève que cette croissance, bien que bénéfique pour l'économie, doit attirer l'attention des pouvoirs publics sur trois points. Premièrement, face à la montée en puissance des plates-formes collaboratives, le BCG préconise "une meilleure prise en charge des indépendants".

L'étude pose la question de "la baisse des prix des licences et le dédommagement des taxis". Car si la croissance de la filière VTC n'a pas d'influence sur le transport public, "il se traduit par un effet de substitution partielle à l'activité taxi". Chaque année, les taxis subissent une perte de 5,3% de leur activité en Île-de-France depuis 2013.

Enfin, le BCG recommande "la refonte des statuts de taxis et VTC". Cela permettrait une égalité devant les conditions d'exercice et d'accès à la profession. L'étude indique que celle-ci doit se faire au bénéfice des chauffeurs et continuer à permettre la croissance de l'offre pour satisfaire la demande.

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