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La Fabrique de l’industrie réclame de nouvelles mesures pour la compétitivité

Arnaud Dumas , ,

Publié le

La compétitivité de l’industrie française s’améliore… mais pas assez. La Fabrique de l’industrie milite pour des allègements de charges sociales sur les salaires intermédiaires et demande une réduction des taxes sur la production.

La Fabrique de l’industrie réclame de nouvelles mesures pour la compétitivité
Louis Gallois, co-président de la Fabrique de l'industrie
© Pascal Guittet

L’industrie française arrête de détruire des emplois, fait tourner ses usines, voit ses marges retrouver les niveaux d’avant-crise… Les bonnes nouvelles s’accumulent depuis quelques mois. Pourtant, pour le think-tank La fabrique de l’industrie, tout n’est pas rose.

"On assiste à une dégradation continue de la part des exportations françaises vers la zone euro, s’alarme Pierre-André de Chalendar, le co-président de la Fabrique de l’industrie et le PDG de Saint-Gobain. Il reste un déficit important de compétitivité."

Une note mi-février

Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui deviendra un allègement de charges, n’y suffit pas. A 2,5 fois le Smic, il ne permet pas de toucher les entreprises industrielles dont les salaires sont plus élevés. La Fabrique prévoit de publier une note mi-février sur les allègements de charges pour "comprendre le débat en cours".

Pour le think-tank industriel, les réductions de cotisations sociales devraient atteindre  la tranch de salaires d'au moins 3,5 fois le Smic pour permettre aux industriels d’être compétitifs par rapport à leurs concurrents internationaux. Notamment allemands. "Un ingénieur français coûte 20 à 30 % plus cher qu’un ingénieur allemand à salaire égal", constate Louis Gallois, le co-président de la Fabrique de l’industrie. Le think-tank s’attaque également aux taxes sur la production. "Ces impôts représentent toujours 70 milliards d’euros de plus que ce que supportent les entreprises allemandes", déplore Pierre-André de Chalendar.

Impôt sur les sociétés ou taxes sur la production

Selon les dirigeants de la Fabrique, ces taxes ont plombé l’outil industriel français. "On a tellement réduit la taille de l’industrie que, lorsqu’il y a un redressement de l’économie, l’offre française a du mal à faire face", continue le PDG de Saint-Gobain.

Le gouvernement a cependant préféré réduire le taux de l’impôt sur les sociétés. "C’est un bon signal pour l’international, car c’est un indicateur très regardé par les entreprises étrangères, estime Louis Gallois. Du point de vue de l’industrie française, je pense qu’il aurait été aussi intéressant de baisser les impôts de production." La bataille est cependant loin d’être gagnée, la question d’une réduction de ces taxes, souvent locales, étant plus épineuse pour l’Etat. Qu’importe. "Nous sommes conscients que cela prendra du temps, avoue-t-on à la Fabrique. Mais l’industrie vise le temps long."

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