La compétitivité française continue à se dégrader

Le poids des exportations françaises dans celles de la zone euro poursuit cette année sa baisse. Selon Coe-Rexecode, la compétitivité-coût des entreprises a pourtant commencé à se redresser mais il va falloir poursuivre les efforts.

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La compétitivité française continue à se dégrader

La compétitivité française ne décolle toujours pas. Les parts de marché de la France à l’exportation, l’un des meilleurs indicateurs de la capacité des industriels à rivaliser avec leurs concurrents étrangers, a reculé à nouveau en 2014. Sur les dix premiers mois de l’année, les exportations françaises ont représenté ainsi 12,3 % des exportations de la zone euro, contre 12,5 % en 2013.

"L’année 2014 n’aura pas tenu ses promesses", regrette l’institut Coe-Rexecode dans son bilan annuel sur la compétitivité française. Après dix années de baisse continue, la performance à l’exportation des industriels avait marqué une stabilisation encourageante ces deux dernières années. L’amélioration n’a finalement pas duré.

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Signe inquiétant : seule l’Italie a subi l’an dernier une dégradation plus importante de sa compétitivité, tandis que l’Allemagne et l’Espagne l’ont améliorée. Tous les secteurs industriels ne sont cependant pas logés à la même enseigne. Problème : la perte de compétitivité touche principalement des secteurs traditionnellement porteurs pour la balance commerciale. Dans les produits pharmaceutiques, la part française dans les exportations européennes diminue ainsi de 8,3 % en 2014. Dans l’industrie agroalimentaire et les animaux vivants, le recul est de 4,4 %. A l’inverse, la baisse est plus modeste dans la chimie (-0,3 %) ou l’automobile (-2 %).

Des signaux encourageants

Coe-Rexecode souligne cependant des signaux encourageants. Grâce à la mise en place du crédit d’impôt compétitivité, la compétitivité-coût française a commencé à se redresser, même si elle ne se traduit pas encore dans les performances commerciales.

Au troisième trimestre 2014, le coût horaire unitaire du travail dans l’industrie manufacturière a progressé de 0, 6 % en France en glissement annuel, contre 2,3 % en Allemagne. Un rééquilibrage en faveur des industriels français, qui commence à se lire dans les taux de marge des entreprises. Au troisième trimestre, celui-ci s’est établi à 34,8 % dans l’industrie. Une amélioration de 2,5 points sur un an.

Reste à attendre que celle-ci se traduise dans la compétitivité-hors coût et dans les exportations françaises.

Solène Davesne

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