La CGT se mobilisera le 12 septembre mais prépare déjà l'après réforme du Code du travail

La CGT le reconnaît : la mobilisation du 12 septembre à laquelle elle appelle ne va pas empêcher l'adoption des ordonnances de la loi travail. Mais, elle espère fédérer tous les mécontentements et prépare déjà la mobilisation suivante.

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La CGT se mobilisera le 12 septembre mais prépare déjà l'après réforme du Code du travail
Première d'une longue série de manifestations contre la loi El Khomri, en mars 2016.

La CGT a perdu la bataille depuis longtemps et regarde déjà l’après. Les ordonnances réformant le code du travail seront présentées jeudi 31 août au matin aux partenaires sociaux, réunis pour la première fois sur le sujet, et à midi à la presse. Depuis plusieurs mois, la CGT, farouchement opposée à toutes les réformes contenues dans ces ordonnances, appelle à des grèves et manifestations pour le mardi 12 septembre, dans deux semaines.

"Il y a un fort mécontentement dans le pays, à nous de bosser pour que ce mécontentement se transforme en mobilisation, dans les entreprises et dans la rue", a commenté, ce mardi 29 août, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Qui n’a pas l’air d’y croire plus que ça : "la mobilisation pour le 12 est en construction, c’est une date très tôt après la rentrée", a-t-il reconnu devant la presse.

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Peser sur la ratification et les décrets d'application

"La CGT a conscience que la mobilisation du 12 ne suffira pas", ajoute le leader de la CGT, admettant que les textes qui seront présentés jeudi matin aux partenaires sociaux ne bougeront pas d'ici l'après-midi... La centrale syndicale espère pouvoir encore peser. D'une part en essayant d’empêcher la ratification des ordonnances, qui doit intervenir dans les six mois, ou d'obtenir une modification de leur contenu. "On a vu, en d'autres occasions, des ordonnances qui ne sont jamais devenues des lois..." se prend à rêver Philippe Martinez. Vu la majorité dont dispose le gouvernement au parlement, il est fort peu probable que les parlementaires modifient des points importants. La CGT compte sur les six mois avant ratification pour se battre, mais le gouvernement, qui perçoit bien le danger, souhaite faire voter la ratification dès octobre. D'autre part en tentant d'influer sur les décrets d'application de la loi, qui doivent être pris avant la fin de l’année, et définiront par exemple le montant du barème des dommages et intérêts aux prudhommes, ou le nombre de représentants du personnel et leurs heures de délégation dans la nouvelle instance représentative.

Selon la CGT, certaines mesures seraient expérimentées pendant deux ans, comme la possibilité de donner à l'instance unique du personnel le pouvoir de négocier des accords à la place des délégués syndicaux. Le syndicat compte bien sur ces deux années pour prouver que la mesure ne peut pas être perénisée.

"Le début du processus"

Surtout, la CGT regarde déjà plus loin. Philippe Martinez l’a dit à plusieurs reprises : dès le 12 septembre, les fonctionnaires seront dans la rue pour montrer leur mobilisation contre les futures réformes qui les concerneront, les retraités, inquiets de la hausse de la CSG, y seront aussi, et le mouvement est soutenu par l’Unef, donc les étudiants. "Le 12 est le début du processus", conclut Philippe Martinez, qui annonce déjà une nouvelle "initiative", très rapprochée. Et souligne que "dans les territoires et les entreprises", la CGT est rejointe par FO voire même la CFDT.

C’est pourquoi, selon lui, le gouvernement est inquiet : la mobilisation du 12 septembre pourrait être la première d’une série de mouvements sociaux. Qui n’auront pas réussi à empêcher le gouvernement de réformer le code du travail mais pourraient le gêner pour les futures autres réformes.

Retrouvez tous nos articles consacrés à cette nouvelle réforme du travail ici

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