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L'Usine Agro

La baisse de l’euro ne fait pas les affaires des industriels de l’agroalimentaire

Arnaud Dumas , , , ,

Publié le

La négociation annuelle sur les prix avec la grande distribution est très tendue cette année. La baisse de l’euro pèse sur les marges des industriels de l’agroalimentaire et les acheteurs des grandes enseignes refusent de la répercuter sur les prix d’achat.

La baisse de l’euro ne fait pas les affaires des industriels de l’agroalimentaire © nacu - morgueFile - C.C.

La période est tendue chez les industriels de l’agroalimentaire. En pleine période de négociation annuelle sur les prix avec les acheteurs de la grande distribution, beaucoup s’alarment de l’effet de la baisse de l’euro sur leur rentabilité.

"Il y a beaucoup de commentaires indiquant que c’est une chance pour l’économie, remarque Vincent Truelle, le directeur général de l’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale). Mais cela occulte le cas particulier des industriels qui achètent leur matière première en dollar."

Pour ces importateurs, qui transforment ces matières premières pour vendre des produits finis en France, la facture s’est fortement renchérie. "Depuis l’été 2014, cela correspond à un choc de près de 20% qu’il faudrait répercuter sur les prix, souligne Vincent Truelle. Nous sommes une industrie où les matières premières représentent la part principale du coût de production."

Une double peine

D’autant qu’en parallèle de cette hausse de l’euro, les industriels de l’agroalimentaire déclarent avoir fait face à des hausses de prix de matières premières en dollar. "C’est la double peine", déplore Vincent Truelle, qui cite le cas du colin, du cabillaud, ou encore des fruits exotiques.

Les acheteurs des grandes enseignes continuent pourtant leur pression sur les prix. Impossible pour les industriels de répercuter la hausse des prix des matières importées dans leurs coûts. "Cela risque de mal se passer en 2015, prévient Christian Millet, le secrétaire général du syndicat. Les entreprises des glaces et surgelés, qui craint une impasse des négociations. Le risque, c’est que certaines entreprises doivent fermer leurs portes."

Pour les industriels de l’agroalimentaire, l’ampleur des variations des taux change est telle que les marges des entreprises ne pourront pas le supporter, et l’atonie de la consommation ne permet pas de gonfler les ventes. L’Association nationales des industries alimentaires (Ania) a déjà rencontré, mi-février 2015, les ministres concernés pour leur signaler l’impasse des négociations avec la grande distribution, sans effet pour le moment. Le temps presse, les discussions annuelles durent jusqu’au 28 février...

Arnaud Dumas

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