La baisse de l’euro ne déclenche pas les acquisitions américaines, elle les facilite

Le rachat de Norbert Dentressangle par XPO Logistics a surpris tout le monde. L’Américain a profité d’un euro faible pour mener à bien sa stratégie. Ce genre d'opération va-t-il se multiplier ?

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La baisse de l’euro ne déclenche pas les acquisitions américaines, elle les facilite

Combien aurait coûté le rachat de Norbert Dentressangle il y a un an ? Certainement beaucoup plus ! L’Américain XPO Logisitics va débourser 3,53 milliards de dollars pour acquérir le transporteur français, soit près de 3,24 milliards d’euros. Il profite d’un taux de change dollar-euro bien plus faible qu’il y a un an. En mai 2014, le dollar s’échangeait à 1,40 euro, aujourd’hui, il tourne aux alentours de 1,10 euros.

La zone euro devient, du coup, un terrain de chasse beaucoup plus intéressant pour les entreprises américaines. Mais cela va-t-il déclencher une vague d’acquisitions d’entreprises françaises par les américains ? "La baisse de l’euro facilite les opérations, admet Jérôme Héricourt, professeur d’économie à l’université de Brest et conseiller scientifique du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Mais il s’agit de décisions stratégiques, pensées à l’avance, qui ne sont pas prises uniquement en fonction de l’effet de change. C’est seulement l’un des paramètres."

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difficile de s'implanter En Europe

Un autre paramètre plaide en faveur du rachat d’entreprises européennes. La faible croissance en zone euro, dans un marché mature, rend l’implantation ex-nihilo beaucoup plus chère. "Il peut être plus intéressant de racheter les parts de marché d’un acteur existant", estime Jérôme Héricourt.

Autre argument en faveur des fusions-acquisitions : le coût du financement. Les taux d’intérêt très bas peuvent donner des ailes aux prédateurs, en permettant des coûts d’acquisitions plus faibles. Mais cet avantage bénéficie aussi aux acquéreurs au sein même de la zone euro. La dernière très grosse acquisition annoncée se joue entre européens : le rachat d’Alctale-Lucent par Nokia, pour 15,6 milliards d’euros.

Arnaud Dumas

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