L'UE va opposer son veto à la fusion Deutsche Börse-LSE

FRANCFORT/BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne (CE) va bientôt opposer formellement son veto au projet de fusion entre le London Stock Exchange Group et Deutsche Börse visant à créer le premier opérateur boursier européen, a-t-on appris mercredi auprès de quatre sources proches du dossier.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

L'UE va opposer son veto à la fusion Deutsche Börse-LSE

L'exécutif européen et les deux opérateurs de marché, allemand et britannique, ont refusé de commenter cette information.

Le veto sera publié dans les jours à venir, a-t-on indiqué de mêmes sources. L'une des sources a dit attendre une décision le 29 mars. Ce calendrier est toutefois susceptible de changer car Londres actera le divorce avec l'Union européenne (UE) à la même date en déclenchant l'article 50 du traité européen de Lisbonne. .

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Le projet de fusion entre les deux opérateurs boursiers n'avait que de faibles chances d'obtenir le feu vert des autorités antitrust européennes depuis la décision du LSE, fin février, de ne pas répondre à la demande de la Commission de vendre sa participation de 60% dans sa plate-forme italienne MTS sur les marchés de taux.

L'échec de la fusion entre Deutsche Börse-LSE laisse en suspend la question la stratégie de la place financière londonienne, capitale européenne de la finance, et de Francfort.

Il s'agit aussi de la cinquième tentative - dont deux informelles - de rapprochement entre les Bourses de Londres et de Francfort, la Commission ayant par ailleurs bloqué en 2012 une alliance de 17 milliards de dollars (16,1 milliards d'euros) entre l'ancien groupe Nyse Euronext et Deutsche Börse.

Le projet de créer le premier opérateur boursier en Europe a été remis en cause par la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne, les dirigeants allemands ayant réclamé que le siège du futur ensemble soit situé à Francfort et non pas à Londres, une concession que le LSE ne voulait pas faire.

En outre, la justice allemande avait ouvert une enquête sur le président du directoire de Deutsche Börse, Carsten Kengeter, qui était appelé à prendre la tête du nouvel ensemble, sur des soupçons délits d'initiés. Ce dernier a nié toute faute et aucune charge n'a été retenue contre lui.

En Bourse, l'action Deutsche Börse a terminé en repli de 1,78% à celle du LSE en baisse de 1,53%.

(Andreas Kroener à Frankfurt et Foo Yun Chee à Bruxelles, Juliette Rouillon et Claude Chendjou pour le service français)

Partager

NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS