L'UE évoque un rééchelonnement de la dette grecque mais exclut de la réduire

Les Européens se sont dit prêts ce lundi 26 janvier à accorder plus de temps à Athènes pour rembourser ses dettes mais ne semblent guère disposés à négocier une réduction de la dette qu'entend obtenir le parti de la gauche radicale Syriza, grand vainqueur des élections législatives anticipées de dimanche.

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L'UE évoque un rééchelonnement de la dette grecque mais exclut de la réduire
Dans une rue d'Athèenes. Les Européens se disent prêts à accorder plus de temps à Athènes pour rembourser ses dettes mais ne semblent guère disposés à négocier une réduction de la dette qu'entend obtenir le parti de la gauche radicale Syriza, grand vainqueur des élections législatives anticipées de dimanche. /Photo prise le 24 janvier 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis

Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront dans l'après-midi à Bruxelles pour examiner les conséquences de l'alternance au pouvoir à Athènes alors que le programme en cours d'assistance financière expire en l'état le 28 février.

"Pas de remises de dette"

"Il n'y aura pas de remises de dette mais nous sommes prêts à discuter d'une extension du programme de renflouement ou des échéances (...) Mais cela ne changera rien au fait que la Grèce doit poursuivre les réformes économiques", a déclaré le Premier ministre finlandais, Alexander Stubb.

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A Berlin, une porte-parole du ministère allemand des Finances a confirmé qu'un rééchelonnement de la dette grecque était une option mais qu'il n'était pas question d'accepter un effacement.

Enfonçant le clou, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a souligné que pour rester dans la zone euro, il fallait respecter les accords. "Il y a déjà eu beaucoup d'allègement de la dette", a-t-il dit. "Il y a très peu de soutien en Europe pour une annulation (de dette)".

La victoire de Syriza, et l'annonce d'un probable gouvernement dirigé par Alexis Tsipras dans le cadre d'une coalition avec les Grecs indépendants, un parti de droite hostile lui aussi aux conditions dont dépend l'aide financière de la "troïka", ont fait chuter l'euro à son cours le plus bas depuis onze ans.

Ne pas envoyer "un mauvais signal au Portugal ou à l'Irlande, à Chypre ou à l'Espagne"

"Si nous réduisions la dette (de la Grèce), cela enverrait un mauvais signal au Portugal ou à l'Irlande, à Chypre ou à l'Espagne", a réagi le commissaire européen à l'Economie numérique, l'Allemand Günther Oettinger.

Sans plan d'assistance, Athènes ne pourra prétendre au programme de rachats de dettes annoncé la semaine dernière par la Banque centrale européenne et aura du mal à se financer sur les marchés obligataires.

Et si la Grèce refuse d'honorer le service de sa dette due à ses partenaires de la zone euro, il est peu probable que les investisseurs privés prendront le relais, expliquent des responsables européens.

Alexis Tsipras "doit payer, ce sont les règles du jeu européen, il n'y a pas de place pour un comportement unilatéral en Europe, cela n'exclut pas une discussion par exemple sur le rééchelonnement de cette dette", a déclaré sur Europe 1 Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne.

(Philip Blenkinsop, avec Stephen Brown à Berlin et Jussi Rosendahl à Helsinki, Henri-Pierre André pour le service français)

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