L'investissement des entreprises en hausse de 10% d'ici à fin 2017

L'investissement des entreprises devrait progresser de 10% d'ici à fin 2017 en France, alimentant une reprise lente à se mettre en place d'une économie qui porte encore les stigmates de la crise, estime l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

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L'institut, qui présentait jeudi 15 octobre ses dernières perspectives, a revu en baisse ses anticipations de PIB, à 1,1% pour 2015 puis 1,8% pour 2016, - soit dans les deux cas 0,3 point de moins que dans ses précédentes prévisions mais toujours plus que prévu par le gouvernement (1,0% puis 1,5%).

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Il progresserait ensuite de 2,0% en 2017.

Pour cette année, la croissance serait alimentée essentiellement par la consommation des ménages, favorisée par les gains de pouvoir d'achat liée à la baisse du prix du pétrole. Mais le secteur de la construction, qui tarde a redémarrer, coûterait encore 0,2 point de croissance.

Il faudra attendre 2016, selon l'OFCE, pour assister à une véritable reprise marquée par une hausse des investissements des entreprises, qui ont privilégié cette année le rétablissement de leurs marges.

L'institut estime que tout est réuni pour permettre cette reprise, à commencer par un coût du capital historiquement bas.

S'y ajoutent la montée en puissance des baisses de charges et de fiscalité appelée à se poursuivre jusqu'à fin 2017, qui permet un redressement "très significatif" du taux de marge des entreprises, et l'amélioration des anticipations constatée dans les enquêtes de conjoncture.

"Sur les dix trimestres (d'ici fin 2017), on attend une hausse de l'ordre de 10%" de l'investissement des entreprises, a déclaré Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE.

L'enjeu est de taille. L'investissement global en France se situait encore, au deuxième trimestre 2015, près de 10% en-dessous de son pic de début 2008, soit de l'ordre de 40 milliards d'euros de moins sur une base annuelle, dont huit milliards pour les seules entreprises.

Pour celles-ci, le rebond ne saurait être que progressif du fait d'une situation marquée par des surcapacités mais aussi des sureffectifs au sortir de la crise, que l'OFCE chiffre à encore 100.000 emplois et qu'il faudra résorber.

Pour cette raison, l'OFCE ne voit pas le taux de chômage baisser avant le deuxième trimestre 2016, très faiblement dans un premier temps (-0,1 point à 9,9%) puis un peu plus par la suite (9,4% fin 2017).

"Tout ce scénario repose sur un environnement qui reste favorable jusqu'en 2017", souligne Mathieu Plane, à savoir un prix du pétrole qui reste à 50 dollars le baril, un taux de change euro-dollar autour de 1,05 et l'absence de nouveau tour de vis budgétaire.

(Reuters)

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