Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Insee confirme ses prévisions optimistes pour l'économie française en 2016

Solène Davesne

Publié le , mis à jour le 18/03/2016 À 09H44

Investissement, consommation des ménages, exportations...tous les moteurs de l’activité sont au vert selon l’Insee

L'Insee confirme ses prévisions optimistes pour l'économie française en 2016 © Insee

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Ce n’est pas encore l’euphorie, mais les signaux positifs se confirment. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, la croissance française devrait accélerer un peu début 2016, avec une hausse de 0,4 % du PIB par trimestre. L’acquis de croissance en juin devrait ainsi atteindre 1,1 %.

En clair, même si l’activité stagne au deuxième semestre, l’économie française devrait être assurée de faire au moins aussi bien que l’an dernier. Résultat : selon l’Insee les performances économiques françaises devraient enfin faire jeu égal avec celles de l’Allemagne et du Royaume-Uni, après avoir longtemps été en retrait.

"Les données du début d’année confirment que l’idée d’une reprise est enclenchée", estime Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee. C’est notamment le cas dans le secteur industriel, dont le niveau de production a été plus dynamique que prévu en janvier. Après un pic fin 2015, la production manufacturière devrait croître de 0,3 % puis 0,5 % aux premier et deuxième trimestres, selon l’institut de statistique.

le pouvoir d'achat en hausse

Tous les principaux moteurs de l’économie française ont enfin redémarré. La consommation des ménages était déjà le principal moteur de la reprise depuis des mois. Elle devrait à nouveau accélérer. La faiblesse de l’inflation, qui devrait rester négative à -0,1 % en juin, dope le pouvoir d’achat des ménages. Après avoir augmenté de 1,7 % en 2015, celui-ci devrait encore progresser de 0,8 %.

Mieux, les entreprises ont accéléré leurs investissements depuis fin 2015. En moyenne, l’investissement des entreprises a progressé de 2 % l’an dernier. Mais en glissement annuel, la hausse ressort à 3,2 %, signe d’une accélération sur la fin de la période. Début 2016, l’investissement devrait continuer de croître sur un rythme soutenu de 0,7 % puis 0,8 % par trimestre.

La chimie a répercuté 90 % de la baisse des cours du pétrole.
A qui a profité la baisse des cours du pétrole ? Les entreprises ont économisé 14,2 milliards d’euros en 2015 grâce à la baisse des cours du pétrole. La chimie et le fret routier ont été les principaux bénéficiaires. Selon l’institut de statistique, l’industrie chimique a répercuté 90 % de la baisse des cours du pétrole dans ses prix courant 2015. Elle aurait redistribué 2,6 des 3 milliards d’économie perçus via des baisses de prix. 200 millions d’euros auraient profité aux plasturgistes et autant aux agriculteurs et 400 millions aux entreprises. Les entreprises du fret routier n’ont répercuté en revanche que 40 % environ de l’effet du pétrole sur le prix et conservé le reste en marge. Les compagnies aériennes en revanche n’ont pas modifié leurs prix, conservant le gain pour reconstituer leurs marges.

Des marges au plus haut

Les conditions pour les entreprises ont rarement été aussi favorables. Les perspectives de débouchés sont orientées en hausse, selon les enquêtes auprès des chefs d’entreprises. Sous l’effet de la baisse des cours de pétrole et du crédit d’impôt compétitivité (CICE), les marges des entreprises se sont reconstituées. "Depuis le début 2015, le taux de marge s’est tout particulièrement amélioré dans l’industrie, où il a retrouvé son niveau d’avant-crise dés mi-2015", estime l’Insee.

L’amélioration devrait encore se poursuivre début 2016, selon les conjoncturistes. Résultat : le taux d’autofinancement des entreprises est au plus haut depuis 2003. Les interventions de la Banque centrale européenne ont encore amélioré l’environnement en assouplissant les conditions de financement.

Des grands contrats

Enfin, les exportations devraient aussi venir soutenir l’activité. Contrairement aux deux autres, ce moteur reste cependant fragile. Au premier semestre, les exportations devraient surtout être plus dynamiques grâce à la livraison de plusieurs grands contrats militaires et le paquebot Harmony of the Seas. Mais les exportations risquent de subit un contrecoup, une fois ses livraisons achevées.

Au final, ce redémarrage des moteurs devrait enfin soutenir l’emploi. L’Insee attend 37 000 créations d’emplois dans le secteur marchand, dont 26 000 dans l’intérim au premier trimestre, un rythme proche de celui de l’année précédente.

Solène Davesne

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle