L’industrie de la robotique européenne craint la surréglementation

L’industrie de la robotique européenne s’inquiète d’une surréglementation du secteur. Au lendemain du vote par le Parlement européen d’une initiative législative sur les règles de droit de droit civil à appliquer à la robotique, l’European robotics association demande de ne "pas entraver l’innovation et la compétitivité".

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

L’industrie de la robotique européenne craint la surréglementation
Sawyer, le robot industriel collaboratif

L’initiative législative du Parlement européen sur la robotique et l’intelligence artificielle est fraîchement accueillie par l’industrie de la robotique. Dans un communiqué envoyé au lendemain du vote des eurodéputés demandant à la Commission européenne de se saisir de ce dossier, l’European robotics association appelle à l’Union européenne à "ne pas surréglementer le secteur".

Un fardeau "énorme"

"Cela imposerait un fardeau bureaucratique énorme, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, sans avantages évidents et durables", déclare Walter Zulauf, le président de cette association qui rassemble les majors de cette industrie, comme par exemple ABB, Kawasaki Robotics Kuka ou, en France, Stäubli Faverges. "Les réglementations doivent veiller à ne pas entraver l'innovation et la compétitivité de l'Europe", ajoute-t-il.

Les inquiétudes des industriels de la robotique vont au-delà de l’hypothèse d’un revenu universel, une considération qui a finalement été gommée du texte européen lors du vote. Ils s’alarment surtout de l’étendue du champ concerné par les travaux du Parlement européen. "La définition de ce qui devrait être couvert par la nouvelle réglementation réglementation demeure vague, regroupant des systèmes très différents tels que les voitures autonomes, les dispositifs médicaux, les jouets, les robots industriels, les logiciels et l'électronique grand public", pointe l’association.

Si le développement des voitures autonomes peut par exemple nécessiter une nouvelle législation, pour la robotique industrielle, "les règles de responsabilité actuelles" sont suffisantes, estime l’European robotics association. De même, la mise en place d’une assurance obligatoire, d’un fonds d’indemnisation et "d'un système compliqué d'enregistrement n'imposera que des coûts énormes et une énorme bureaucratie pour les PME qui produisent et utilisent des robots en Europe".

Partager

NEWSLETTER Innovation
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS