[L'industrie c'est fou] Urbanloop, le projet nancéien, bat le record de la plus faible consommation énergétique par kilomètre

Le démonstrateur français de capsule individuelle sur rail, Urbanloop, a battu vendredi 28 mai le record de la plus faible consommation énergétique par kilomètre. Le projet, réunissant étudiants, ingénieurs et urbanistes de Nancy, souhaite révolutionner les déplacements du quotidien et promouvoir la mobilité douce en ville.

 

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

[L'industrie c'est fou] Urbanloop, le projet nancéien, bat le record de la plus faible consommation énergétique par kilomètre
Le véhicule autonome a consommé 0,05 kWh par kilomètre.

"Nous avons le plaisir de vous dire que nous avons battu le record", ont twitté vendredi 27 mai en fin de matinée les promoteurs du projet Urbanloop. Avec 0,05 kWh dépensé par kilomètre parcouru, ce mode de transport individuel made in France, qui se présente sous la forme d'une petite capsule bleu montée sur des rails, devient donc le "train" autonome le moins consommateur en énergie au monde. Les nombreux artisans du projet auront donc réussi leur pari, devant le ministre des Transports présent à Nancy, quatre ans après avoir lancé les premières études.

A LIRE AUSSI

Projet collaboratif

A l'origine de cette idée un peu folle, Pascal Triboulot. En 2017, bloqué dans un embouteillage, le directeur de Lorraine INP, qui regroupe 11 écoles d’ingénieurs de Nancy et Metz (Moselle), imagine un mode de transport alternatif pour diminuer le nombre de voitures en centre-ville. Rapidement, trois laboratoires de recherche et quatre écoles d’ingénieurs nancéiennes (l'École nationale supérieure d’électricité et de mécanique (Ensem), l'École nationale supérieure de géologie, Télécom Nancy et l'École des mines de Nancy), ainsi que l’université américaine de Cincinnati s'emparent du projet. Cinq contraintes sont définies : impact écologique et économique réduit, accessibilité pour tous, sécurité et faisabilité avec des briques technologiques.

Un an plus tard, le projet commence à prendre tournure. L'Urbanloop se présente sous la forme d'une capsule placée dans un tube en verre, qui circulera sur des rails formant entre-elles des boucles interconnectées. L’usager renseignera son trajet sur une application mobile qui génère un QR code. Lorsqu’il se présentera à l’arrêt, ce scan déverrouillera les portes, puis le véhicule l'amènera directement à sa destination à la vitesse moyenne de 60 km/h. Une vitesse voulue à dessein pour parcourir 1 km en 1 minute. Quant au nom, il a été choisi en opposition à Hyperloop, le train supersonique imaginé par le milliardaire Elon Musk qui veut transporter sur grandes distances des passagers à plus de 1 100 km/h dans des tubes à basse pression.

A LIRE AUSSI

Le rêve d'une mise en service en 2026

Les promoteurs du projet rêvent d'une première boucle en 2024 et d'une mise en service commerciale en 2026. Pour réussir ce pari, ils misent sur une intelligence artificielle "simple" et sur une réduction du coût des infrastructures et des matériaux. Mais aussi sur des investissements publics et privés, pour financer le montant du projet estimé entre 2 et 4 millions d'euros. Nul doute que le petit événement du 27 mai permettra de valoriser le projet avant le test grandeur nature en 2024, où des capsules nancéiennes transporteront des athlètes au sein du village olympique à Paris.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS