Technos et Innovations

[L’industrie c’est fou] Un ingénieur construit un exosquelette géant pour inspirer un nouveau sport, le mech racing

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Vidéo Les sports mécaniques pourraient un jour intégrer une catégorie "exosquelette". Dans une vidéo publiée en janvier, un ingénieur présente prosthesis : une gigantesque machine en acier à piloter de l'intérieur.

[L’industrie c’est fou] Un ingénieur construit un exosquelette géant pour inspirer un nouveau sport, le mech racing
Malgré un poids de 3 500 kilos et une hauteur de 4,2 mètres, le robot imposant pourrait avancer à une vitesse de 30 km/h.
© Furrion Limited / YouTube

Assisterons-nous un jour à des courses endiablées entre des exosquelettes géants pilotés par des athlètes ? Un ingénieur canadien tente en tout cas de populariser cette discipline baptisée “mech racing”. Dans une vidéo publiée fin janvier, Jonathan Tippett présente sa gigantesque machine.

3 500 kilos pour une vitesse de pointe de 30 km/h

Baptisée Prosthesis (“prothèse” en français), l’exosquelette repose sur quatre pattes. Sa structure se compose de tubes en acier “chromoly”, un matériau plus résistant que l’acier traditionnel et qui repose notamment sur un alliage de chrome et de molybdène. Côté alimentation, la machine repose sur une batterie lithium-ion de 36 kWh.

Malgré un poids de 3 500 kilos et une hauteur de 4,2 mètres, le robot imposant pourrait avancer à une vitesse de 30 km/h. Il est présenté comme un véhicule tout-terrain même s’il évolue sur des surfaces relativement planes dans les vidéos diffusées par l’ingénieur.

Système de retour haptique

Basé à Vancouver (Canada), Jonathan Tippett a passé treize ans à développer, construire et tester Prosthesis avec le soutien de l’université de la Colombie-Britannique et de nombreux sponsors industriels (Aegis Finishing, Hyrdaforce, Klassen Hydraulics, Schaeffler, Unirope…). Spécialisé dans l’ingénierie mécanique, il est également le pilote de cet exosquelette.

Le robot géant est incapable de se mouvoir en autonomie. Ses déplacements reposent sur des systèmes de contrôle gérés à l’intérieur même de la structure. Ces systèmes intègrent une technologie de “retour haptique” qui permet d’améliorer l’interaction homme-machine (les systèmes haptiques reproduisent les sensations de toucher, notamment grâce à des surfaces tactiles comme sur les écrans de smartphones ou les manettes de jeu vidéo).

Un partenariat avec l’entreprise américaine Furrion

Les exosquelettes font leur apparition dans certaines entreprises industrielles, par exemple pour aider les salariés dans des tâches logistiques. Ici, Jonathan Tippett a volontairement bâti une machine démesurée et peu adaptée à un environnement professionnel. Guinness World Records a d’ailleurs attribué à Prosthesis le record du plus gros exosquelette tétrapode.

À terme, Jonathan Tippett imagine la création d’un nouveau sport mécanique centré autour des courses de tels exo-squelettes. Le projet Prosthesis a également abouti à un partenariat avec l’entreprise américaine Furrion et à la création de la branche Furrion Exo-Bionics pour poursuivre le développement de cette technologie.

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