Technos et Innovations

[L'industrie c'est fou] Un œil artificiel reproduit l’oeil humain

Nathan Mann , ,

Publié le

Des chercheurs de l'université des sciences et des technologies de Hong-Kong sont parvenus à mettre au point un oeil bionique reproduisant, depuis la coque en aluminium à la myriade de photorécepteurs abrités dans la rétine, la structure de l'oeil humain. 

[L'industrie c'est fou] Un œil artificiel reproduit l’oeil humain
L'oeil artificiel développé par les chercheurs de l'université des sciences et technologies de Hong-Kong s'inspire d'un oeil humain.
© Université de sciences et de technologies de HongKong

Pour ceux dont l’œil rouge de Terminator hante les cauchemars, c’est une mauvaise nouvelle. Une équipe de scientifiques de l’Université des sciences et de technologies de Hong-Kong (Chine) a mis au point un œil artificiel performant, s’inspirant de la structure de l’œil humain. Un travail aussi complexe que l’organe lui-même.

Une "rétine" incurvée criblée de nanofils de perovskite

Présenté dans la revue Nature en mai, cet œil bionique fonctionne grâce à une “rétine” hémisphérique, elle-même insérée dans un œil électrochimique composé d’une lentille captant la lumière, d’une coque en aluminium, et d’un liquide ionique. (Presque) tout comme notre propre globe oculaire.

C’est la forme concave, en demi-sphère de la rétine (qui couvre la face interne du globe oculaire) qui explique les performances de l’oeil artificiel, inspiré de la structure de son homologue humain. Pour remplacer les cônes et les bâtonnets qui servent de photorécepteurs aux humains, les chercheurs ont utilisé des nanofils de perovskite, un matériau connu pour ses propriétés photosensibles. Astuce : pour reproduire la structure de la rétine et sa densité de photorécepteurs, les chercheurs ont formé ces nanofils directement au sein des pores d’une membrane d’oxyde d’aluminium incurvée.

Des recherches supplémentaires nécessaires

Dense, cet oeil bionique se targue de bonnes performances, tant en termes de détection de sensibilité à la lumière que de résolution et de temps de réponse… De quoi intéresser la robotique humanoïde ou même (de manière plus lointaine) le secteur des prothèses, espèrent les chercheurs.

Mais des recherches restent nécessaires. Pour l’instant, l’oeil ne peut scruter que quelques pixels à la fois et, comme le note Nature, sa fabrication, qui inclut un processus de gravure par faisceau d'ions focalisés, reste très coûteuse.

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