Technos et Innovations

[L’industrie c’est fou] Un capteur imprimé sur la peau... sans la brûler

Gautier Virol , , , ,

Publié le

Des scientifiques chinois et américains ont développé un capteur capable de mesurer en continu la température, le niveau d’oxygénation du sang ou encore le rythme cardiaque. Sa particularité : il est imprimé directement sur la peau.

[L’industrie c’est fou] Un capteur imprimé sur la peau... sans la brûler
Le capteur présenté par les chercheurs, directement imprimé sur la peau, pourrait-il remplacer les montre connectées ?
© Apple

Voici une innovation qui rendra has-been les montres intelligentes les plus sophistiquées. Alors que les appareils connectés visent à capter avec toujours davantage de précision les données de santé de leurs utilisateurs, une équipe internationale de recherche a franchi un cap dans le domaine. Les scientifiques sont parvenus à imprimer des capteurs… directement sur de la peau humaine. Cela sans aucune brulure et de manière réversible.

Ce dispositif – présenté dans la revue ACS Applied Materials & Interface – s’est montré capable de mesurer en continu la température et l’humidité de la peau, le niveau d’oxygénation du sang ainsi que le rythme cardiaque. Issus de l’institut de technologies de Harbin (Chine) et de l’université d’Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis), les chercheurs ont intégré ce capteur dans un réseau sans fil, le reliant à un système capable de suivre l’évolution des différents signaux et de les croiser entre eux. Ouvrant des applications évidentes pour l’entrainement sportif, mais aussi pour la surveillance de l’état de santé des malades. 

Le capteur, aux airs de tatouage. (© Ling Zhang, Penn State/Cheng Lab and Harbin Institute of Technology)

Cosmétiques et coquille d'œuf

Pour développer leur dispositif, les chercheurs ont dû surmonter un blocage physique. L’opération de frittage, qui permet de lier les composants métallique du capteur entre eux, s’opère habituellement à… 300° Celsius. Trop chaud, donc, pour le réaliser sur de la peau. La solution : une couche de matériau protecteur constitué d’un mélange d'alcool polyvinylique, une substance que l'on retrouve dans certains produits cosmétiques, et des nanoparticules de carbonate de calcium, le principal constituant des coquilles d'œufs. Une fine couche protectrice qui permet d’effectuer le frittage à température ambiante, soit environ 15° Celsius.

Ainsi, les chercheurs peuvent déposer une couche de métal ultrafine sur la peau, capable de se plier et de s’étirer pour répondre aux mouvements de la personne qui la porte. Aux faux airs de tatouage intelligent, ce capteur n’a rien de définitif : contrairement à son parent non-connecté, il se détache aisément sous une douche chaude. De quoi faciliter le passage à l’acte.

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